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Ce n’était donc pas sans raison que Maurice remarquait un changement notable dans les physionomies.
En effet, chacun des perso
D’abord, le moment de l’arrivée avait produit une diversion favorable; on s’était salué, groupé, placé en échangeant de part et d’autre ces politesses dialoguées d’avance qui sont la mo
C’était pendant ce moment de silence que Maurice avait, avec inquiétude, porté son regard sur les perso
– Oh! mon Dieu! docteur, que s’est-il donc passé?
Le docteur avait grande envie de le rassurer, mais il sentait lui-même que quelque chose de nouveau, d’inco
Les perso
– Voyez, se disait-elle à part-soi avec ce sourire de haine qui avait non moins effrayé Maurice que les figures bouleversées des autres perso
» – Vous êtes jeune, vous êtes belle, vous êtes riche, mais, vous le voyez, la jeunesse, la beauté, la richesse, sont insuffisantes pour fixer un mari; en revanche, elles assurent des amants.
» À Fernande:
» – Vous avez enlevé le mari à la femme, vous vous êtes présentée ici sous un faux nom: vous attendez avec impatience que Maurice, qui vous couve des yeux, soit revenu à la santé pour reprendre avec lui une intrigue adultère.
» À M. de Montgiroux:
» – Vous vous jouez de vos serments en politique comme en amour. Blasé sur les plaisirs à demi permis, vous excitez vos appétits par le ragoût de l’inceste; mais votre fortune, toute colossale qu’elle est, ne suffit pas pour vous do
» À madame de Barthèle:
» – Cette créature que, contre toutes les règles sociales, vous avez appelée chez vous par faiblesse pour votre fils, profite de cette hospitalité que vous lui do
» À Maurice enfin, qui est là sans mot dire et qui nous regarde tous les uns après les autres d’un air stupide:
» – Vous vous croyez bien heureux, et vous ne vous doutez pas que votre père vous succède dans la maison, sinon dans le cœur de votre maîtresse, et que votre ami vous supplante près de votre femme.
» Oui, si je voulais, je punirais tous ceux qui sont ici de cet isolement dans lequel ils me laissent, et je les verrais tous tremblants se traîner à mes pieds et me demander grâce.
» – Eh bien, ajouta-t-elle en jetant les yeux sur la pendule, eh bien, c’est ce que je ferai si, d’ici à cinq minutes, quelqu’un n’est pas venu s’asseoir à côté de moi.
Comme on le voit, Maurice n’avait pas si grand tort à craindre.
Heureusement que, pendant ce soliloque, des conversations partielles agitaient les intérêts particuliers.
Léon de Vaux était, comme nous l’avons dit, près de Clotilde.
– Madame, lui dit-il à voix basse après un instant de silence, je suis heureux de me trouver près de vous pour prendre sur moi tout ce que cette journée a pu amener d’événements étranges et inattendus, et pour disculper en même temps mon ami Fabien. Si douloureuse que soit pour moi cette conviction que j’ai pu encourir votre disgrâce, je dois m’accuser en ho
– Monsieur, répondit Clotilde avec calme et dignité; vous êtes, je le sais, l’intime ami de M. de Rieulle, et votre langage me prouve que vous partagez ses plus secrètes pensées. Épargnez-moi donc l’embarras et la nécessité de lui faire comprendre que son retour dans ma maison serait désormais une démarche inutile. La prudence et le bon goût lui eussent sans doute d’eux-mêmes conseillé de n’y plus reparaître. Mais, puisque vous me fournissez l’occasion de m’expliquer nettement à son sujet, veuillez lui dire que les écarts d’un mari n’autorisent jamais la femme à méco