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» On comprend le changement que six a
» Bien souvent madame la surintendante, dans sa bienveillance constante pour une élève dont elle était fière, s’éto
» – Je vais rendre M. le comte de C… bien heureux, en lui apprenant que sa pupille est pieuse, savante et raiso
» Malgré toute la satisfaction qu’avait sans doute éprouvée M. le comte de C… de ces rapports bienveillants, je n’avais pas, comme je l’ai dit, reçu une seule fois sa visite. Je rêvais donc encore à cette singulière circonstance, lorsque madame la surintendante me fit appeler.
» Je la trouvai triste.
» – Ma chère enfant, me dit-elle en m’embrassant, j’espérais que votre peu de fortune et l’indifférence de votre tuteur nous vaudraient la prolongation de votre séjour ici, puisque vous y vivez heureuse; mais je pressens, à mon grand regret, qu’il n’en sera rien.
» – Comment cela? m’écriai-je; M. de C… s’est-il expliqué à ce sujet avec vous? Quant à moi, il ne m’a rien dit, Dieu merci! qui puisse faire pressentir mon départ.
» – Il ne m’a rien dit non plus de positif, ma chère enfant, reprit la surintendante; cependant, lorsque je me suis hasardée à le questio
» – Oh! moi aussi, madame, m’écriai-je; je ne quitterai cette maison qu’avec le plus profond regret. La seule pensée du monde m’effraye.
» – Parce que vous ne le co
» – Ah! madame, m’écriai-je, sentant mes paupières se gonfler sous mes larmes, heureusement rien n’est décidé encore; je puis supplier mon tuteur de me laisser vivre dans cette maison.
» – Gardez-vous en bien, mon enfant. M. le comte de C… n’agit que dans le désir de votre bonheur. Mon expérience me permet de voir plus loin que vous. Vous n’avez point seize ans, les a
» Je n’eus pas longtemps à attendre: M. de C… revint au bout de quelques jours; une femme l’accompagnait, et cette fois il fut question de ma sortie comme d’une circonstance très-rapprochée.
» Madame de Vercel, à laquelle mon tuteur me présenta dans cette seconde visite, était une femme de cinquante ans, d’un extérieur encore gracieux, d’un esprit agréable; l’usage du monde se faisait sentir dans toutes ses paroles comme dans la moindre de ses actions; on était involontairement entraîné vers elle par la sympathie. Sa parole avait une sorte d’autorité adoucie par l’accent; le désir de ne rien exiger semblait dominer ses conseils; la bonté de son cœur se révélait par sa physionomie moins que par un charme secret. Elle semblait deviner la pensée, y répondre; elle avait surtout l’art de do