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De son côté, la maison avait subi des modifications non moins importantes: elle avait cessé d’offrir l’aspect patrimonial de ce que l’on appelait autrefois un château, pour prendre l’apparence d’une charmante villa ornée d’un perron sur lequel on montait à travers une double rangée de fleurs toujours fraîches et sans cesse renouvelées dans leurs vases de porcelaine du Japon. Ce perron conduisait à une antichambre dans le goût de la renaissance, avec des vitraux armoriés, tapissée d’un cuir de Cordoue de couleur sombre relevé d’arabesques d’or, et éclairée le soir par une lampe gothique d’un charmant modèle, et qui descendait, à l’aide de trois chaînes dorées du milieu de son plafond, tandis que de chaque côté de cette lampe pendaient deux récipients pareils destinés à recevoir des fleurs. Cette antichambre était percée de trois portes intérieures, conduisant: la première, dans une salle à manger d’où l’on passait dans un salon, puis dans un cabinet de travail; la seconde, dans une salle de billard qui communiquait à une serre; la troisième, dans un corridor qui régnait dans toute la longueur de la maison, et que l’architecte avait maintenu dans une largeur assez considérable pour en faire une espèce de galerie où l’on avait accroché les portraits de famille. Cette galerie était percée de portes qui do

Dans la salle à manger, lambrissée en bois de chêne et tendue de damas vert, on ne s’était occupé que du confortable: on y était bien assis, la table était longue et large, des dressoirs d’une forme simple étaient couverts de pièces d’argenterie et de porcelaines de Chine. L’art avait entièrement cédé la place au bien-être. Seulement, quatre tableaux de chasse de Godefroy Jadin formaient les quatre dessus de porte.

Le salon était meublé à l’anglaise, avec des divans, de grands fauteuils à la Voltaire, des causeuses et des tournedos. Il était tendu de damas violet à fleurs bleues, et du milieu du plafond pendait un lustre gigantesque exécuté par Giroux sur un dessin de Feuchères; les meubles et les rideaux étaient pareils à la tenture du salon.

La salle de billard avait la forme d’une tente gothique; les quatre pa

En procédant à la résurrection de la maison de Fontenay, Maurice de Barthèle avait réservé pour chambre à coucher à sa jeune femme celle qu’avait habitée sa bisaïeule, et qui, grâce au génie conservateur de la famille, était demeurée telle qu’elle avait été décorée sous le règne de madame de Pompadour. C’était une grande pièce carrée avec une alcôve large comme une chapelle ordinaire, enfermant un lit immense placé en retour. Aux ancie

D’un côté de cette chambre était un second salon do

Cette chambre de Maurice était dans un sentiment aussi sévère que celle de Clotilde était dans un goût maniéré. C’était une chambre de garçon dans toute l’acception du mot: un grand lit de fer sans rideaux, une peau de tigre jetée au pied du lit sur un tapis d’une seule couleur, une armoire pleine de fusils de chasse numérotés, une table chargée d’yatagans arabes, de pistolets grecs, de crids malais, de sabres de Damas; les murailles couvertes de tableaux de Delacroix et de Decamps, d’aquarelles de Boulanger et de Bo

Ajoutons qu’un escalier de service, dont de moelleux tapis avaient fait un escalier de maître, sourd à souhait, communiquait avec le cabinet de toilette.

Mais, depuis qu’il était malade, Maurice n’avait plus de volonté en face de sa mère et de sa femme, et on l’avait établi dans la grande chambre Louis XV, ou, chaque soir, dans l’alcôve même, on dressait un petit lit pour Clotilde. On y avait de plus transporté le piano; de sorte que, pour le moment, il n’y avait pas d’autre salon que cette chambre, dans laquelle madame de Barthèle et Clotilde avaient concentré toutes leurs affections d’abord, et, avec toutes leurs affections, toutes leurs habitudes.

Ce fils chéri de sa mère, ce mari pour lequel sa jeune femme paraissait si constamment attentive, Maurice de Barthèle enfin, auquel il faut bien que nous en arrivions pour le faire, autant qu’il sera en nous, co

Maître de sa fortune depuis sept ans, libre de ses actions depuis sa majorité, il avait joui à son loisir de cette vie dévorante de Paris, sans que jamais une volonté étrangère fût venue porter obstacle à la sie

Aussi Maurice de Barthèle, homme à la mode dans ce monde au-dessus de la mode, dans l’acception vulgaire que l’on do