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Mais ce langage le faisait souffrir, il était vraiment affligé:
– Assez, mon enfant, je vous en supplie; nous avons notre argent et après – et après le bon Dieu. Je m’éto
Il se mit aussitôt à raconter toute son histoire, parlant si vite qu’au commencement il était même difficile de le comprendre. Ce récit dura fort longtemps. On servit la soupe au poisson, on servit la poule, on apporta enfin le samovar, et Stépan Trophimovitch parlait toujours… Cette étrange loquacité avait quelque chose de morbide, et, en effet, le pauvre homme était malade. En l’écoutant, Sophie Matvievna prévoyait avec angoisse qu’à cette brusque tension des forces intellectuelles succéderait immédiatement un affaiblissement extraordinaire de l’organisme. Il narra d’abord ses premières a
«Ce n’est rien, nous attendrons; maintenant déjà elle peut comprendre par la divination du sentiment.»
– Mon amie! fit-il avec élan, – il ne me faut que votre cœur, et, tenez, ce charmant, cet adorable regard que vous fixez sur moi en ce moment! Oh! ne rougissez pas! Je vous ai déjà dit…
Ce qui parut surtout obscur à la pauvre Sophie Matvievna, ce fut une longue dissertation destinée à prouver que perso
– Non, il vaut mieux que je loge dans cette pièce-là, balbutia-t-elle, – autrement, qu’est-ce que les gens penseraient?
Elle réussit enfin à s’échapper; il la laissa partir après lui avoir juré qu’il se coucherait tout de suite. En lui disant adieu, il se plaignit d’un violent mal de tête. Sophie Matvievna avait laissé son sac et ses affaires dans la première chambre; elle comptait passer la nuit là avec les maîtres de la maison, mais il lui fut impossible de reposer un instant.
À peine au lit, Stépan Trophimovitch eut une de ces cholérines que tous ses amis et moi nous co
– Cessez, je ne mérite pas tout cela, bégayait-elle, et en même temps elle s’efforçait d’obtenir de lui qu’il regagnât son lit.
– Vous êtes mon salut, dit-il en joignant pieusement les mains devant elle; – vous êtes noble comme une marquise! Moi, je suis un vaurien! oh! toute ma vie j’ai été un malho