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Les soucis, les chagrins et les échecs rongeaient l'âme de mon père et l'usaient à l'extrême. Il devint méfiant, bilieux. Il était souvent dans un état proche du désespoir, commença à négliger sa santé, prit froid un jour et tomba subitement malade. Il ne souffrit pas longtemps: sa mort survint d'une façon si brusque, si imprévue, que nous demeurâmes plusieurs jours comme foudroyées par ce coup du destin. Ma mère était dans une sorte de prostration, si bien que je craignis même pour sa raison. À peine mon père s'était-il éteint, que les créanciers affluèrent chez nous, comme s'ils sortaient de terre, et envahirent notre logis. Nous dûmes leur abando
Après toutes sortes d'exhortations et de réflexions générales, A
II
Dans les premiers temps, alors que nous n'étions pas encore, ma mère et moi, habituées à notre nouveau domicile, nous nous sentions mal à l'aise et comme angoissées chez A
Les jours se suivaient sans changement, monotones et tristes. Nous vivions dans la retraite, comme si nous n'étions plus de la ville. A