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Votre ami sincère,
Makar DIÉVOUCHKINE.
Cher Monsieur Makar Alexéievitch!
Fédora m'a rapporté aujourd'hui quinze roubles d'argent. Comme elle s'est réjouie, la pauvre, lorsque je lui ai do
P.-S. Il me vient une idée. Si nous allons au théâtre, je mettrai mon petit chapeau neuf, et je me couvrirai les épaules d'une mantille noire. Pensez-vous que cela m'ira?
7 juillet.
Chère Madame Varvara Alexéievna,
…Je reviens sur ce que je vous ai raconté hier. Oui, ma petite mère, moi aussi j'ai co
M. D.
8 juillet.
Bien chère Madame Varvara Alexéievna!
J'ai hâte de vous retourner le livre que vous m'avez prêté le 6 de ce mois, et je m'empresse de saisir l'occasion pour m'expliquer avec vous à ce sujet. C'est mal, ma petite mère, très mal de votre part de m'avoir poussé à pareille extrémité. Permettez-moi de vous le dire: le destin de chacun et sa situation en ce monde résultent d'un décret du Tout-Puissant. À celui-ci les épaulettes de général, à celui-là l'humble rang de conseiller titulaire dans l'administration. Ainsi en a décidé la Providence. L'un est appelé à commander, tandis que l'autre a été créé pour obéir avec respect et sans murmurer. Tout cela est réglé d'après les aptitudes diverses des hommes. Il en est qui sont aptes à faire certaines choses, il en est qui y sont inaptes mais ont d'autres capacités en revanche. Or les dons de chacun sont l'œuvre du Seigneur.
Voici trente ans bientôt que je sers dans l'administration. J'ai toujours rempli mes fonctions de façon irréprochable, ma conduite a été bo