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votre dévouée,

V. D.

1er juillet.

Absurde, absurde, Varinka! Tout cela est absurde. Dès qu'on cesse de veiller sur vous, vous vous mettez Dieu sait quoi dans la tête, et vous trouvez alors qu'il y a ceci qui ne va pas, et puis ceci encore, et je ne sais quoi. Je vois maintenant que tout cela ne tient pas debout. Que vous faut-il donc, de quoi vous plaignez-vous, ma petite mère? Dites-nous ce qui vous manque ici. On vous aime, vous nous aimez, nous voici tous heureux et contents; que vous faut-il de plus? Vous imaginez-vous, par contre, ce que serait votre existence chez des étrangers? C'est que vous ne savez pas encore ce que c'est que des étrangers, sûrement vous ignorez ce que c'est qu'un étranger?… Adressez-vous à moi, je pourrai vous le dire. Je le co

J'ai parlé du Maître de Poste à Rataziaiev. Il m'a répondu que tout cela a vieilli, et qu'actuellement on écrit des livres contenant des tableaux et toutes sortes de descriptions. Je dois avouer du reste que je n'ai pas très bien saisi ses explications sur ce point. Il a conclu que Pouchkine est un bon écrivain, qu'il a fait beaucoup pour la gloire de la Sainte Russie, et il m'a dit beaucoup d'autres choses de lui. Oui, c'est très bien en effet, Varinka, très, très bien. Relisez donc ce livre de nouveau, mais avec attention. Suivez mon conseil et, en m'écoutant, vous réjouirez le cœur du pauvre vieillard que je suis. Le Seigneur vous en récompensera en ce cas, ma colombe, il vous en récompensera sûrement.