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– Quels devoirs? celui d’aller au concert?

– N’en parlons plus.

– Pourquoi ne plus en parler?

– Je veux dire qu’il peut se rencontrer des devoirs impérieux; ainsi il faudra que j’aille à Moscou pour affaires… mais, A

– Si c’est ainsi, dit A

– A

Elle continua sans l’écouter:

«Quand tu iras à Moscou, je t’accompagnerai: je ne reste pas seule ici. Vivons ensemble ou séparons-nous.

– Je ne demande qu’à vivre avec toi, mais pour cela il faut…

– Le divorce? J’écrirai. Je reco

– Tu dis cela d’un air de menace, mais c’est tout ce que je souhaite», dit Wronsky en souriant.

Le regard du comte en prononçant ces paroles affectueuses, restait glacial comme celui d’un homme exaspéré par la persécution:

«Quel malheur!» disait ce regard, et elle le comprit. Jamais l’impression qu’elle ressentit en ce moment ne s’effaça de son esprit.

A

SEPTIÈME PARTIE

I

Les Levine étaient à Moscou depuis deux mois, et le terme fixé par les autorités compétentes pour la délivrance de Kitty se trouvait dépassé sans que rien fît présager un dénouement prochain; aussi commençait-on à se préoccuper dans l’entourage de la jeune femme. Tandis que Levine voyait approcher le moment fatal avec terreur, Kitty gardait tout son calme; cet enfant qu’elle attendait existait déjà pour elle; il manifestait même son indépendance en la faisant parfois souffrir; mais cette douleur étrange et inco

Les conditions particulières de leur vie de Moscou eurent en revanche un résultat inattendu, celui de faire cesser leurs querelles; la crainte que tous deux avaient éprouvée de voir renaître des scènes de jalousie se trouva vaine, même à la suite d’un incident imprévu, la rencontre de Wronsky. Kitty, en compagnie de son père, le rencontra un jour chez sa marraine la princesse Marie Borissowna. En retrouvant ces traits autrefois si co

Le vieux prince ne fit, en sortant, aucune remarque sur cette rencontre; mais Kitty comprit à une nuance particulière de tendresse qu’il était content d’elle, et lui fut reco

«J’ai regretté ton absence, dit-elle à son mari en lui racontant cette entrevue, ou du moins j’aurais voulu que tu pusses me voir par le trou de la serrure, car devant toi je serais devenue trop rouge, et n’aurais peut-être pas conservé mon aplomb; vois comme je rougis maintenant!»

Et Levine, d’abord plus rouge qu’elle, et l’écoutant d’un air sombre, se calma devant le regard sincère de sa femme, et lui fit, comme elle le désirait, quelques questions. Il déclara même qu’à l’avenir il ne se conduirait plus aussi sottement qu’aux élections, et ne fuirait plus Wronsky.

«C’est un sentiment si pénible que de craindre la vue d’un homme et de le considérer comme un e

II

«N’oublie pas de faire une visite aux Bohl, rappela Kitty à son mari, lorsque avant de sortir il entra vers onze heures du matin dans sa chambre. Je sais que tu dînes au club avec papa, mais que fais-tu ce matin?

– Je vais chez Katavasof.

– Pourquoi de si bo

– Il m’a promis de me faire faire la co

– Et après?

– Au tribunal, pour l’affaire de ma sœur.

– Tu n’iras pas au concert?

– Que veux-tu que j’y aille faire tout seul?

– Je t’en prie, vas-y, on do

– En tout cas, je rentrerai avant dîner pour te voir.

– Mets ta redingote pour pouvoir passer chez les Bohl.