Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 37 из 86

– Que je suis donc contente de vous revoir, chère Louise! dit la grisette. Tout à l’heure, quand nous avons été vous chercher rue du Temple, à notre arrivée de Bouqueval, je voulais monter chez vous; mais mon mari n’a pas voulu, disant que c’était trop haut: j’ai attendu dans le fiacre. Votre voiture a suivi la nôtre; ça fait que je vous retrouve pour la première fois depuis que…

– Depuis que vous êtes venue me consoler en prison… Ah! mademoiselle Rigolette, s’écria Louise avec attendrissement, quel bon cœur! quel…

– D’abord, ma bo

– Oui… je vous savais… mariée… Mais laissez-moi vous remercier encore de…

– Ce que vous ignorez certainement, ma bo

– M. Rodolphe! Oh! nous le bénissons chaque jour!… Lorsque je suis sortie de prison, l’avocat qui était venu de sa part me voir, me conseiller et m’encourager, m’a dit que grâce à M. Rodolphe, qui avait déjà tant fait pour nous, M. Ferrand… et la malheureuse ne put prononcer ce nom sans frisso

– Et qui reviendra aujourd’hui avec vous à Paris… si l’espérance de ce digne médecin se réalise.

– Plût au ciel!…

– Cela doit plaire au ciel… Votre père est si bon, si ho

– Je n’ose encore y croire, mademoiselle.

– Madame Germain… madame Germain… si ça vous est égal, ma bo

– C’est la providence des malheureux.

– D’abord… et puis encore? Vous l’ignorez… Eh bien! je vais vous le dire…

Puis, s’adressant à son mari, qui marchait devant elle, do

– Ne va donc pas si vite, mon ami… Tu fatigues notre bo

Germain se retourna, ralentit un peu sa marche et sourit à Rigolette, qui lui envoya furtivement un baiser.

– Comme il est gentil, mon petit Germain! N’est-ce pas, Louise? Avec ça l’air si distingué!… une si jolie taille! Avais-je raison de le trouver mieux que mes autres voisins, M. Giraudeau, le commis voyageur, et M. Cabrion? Ah! mon Dieu! à propos de Cabrion… M. Pipelet et sa femme, où sont-ils donc? Le médecin avait dit qu’ils devaient venir aussi, parce que votre père avait souvent prononcé leur nom…

– Ils ne tarderont pas. Quand j’ai quitté la maison, ils étaient partis depuis longtemps.

– Oh! alors ils ne manqueront pas au rendez-vous; pour l’exactitude, M. Pipelet est une vraie pendule… Mais revenons à mon mariage et à M. Rodolphe. Figurez-vous, Louise, que c’est d’abord lui qui m’a envoyée porter à Germain l’ordre qui le rendait libre. Vous pensez notre joie en sortant de cette maudite prison! Nous arrivons chez moi, et là, aidée de Germain, je fais une dînette… mais une dînette de vrais gourmands. Il est vrai que ça ne nous a pas servi à grand-chose; car, quand elle a été prête, nous n’avons mangé ni l’un ni l’autre, nous étions trop contents. À onze heures, Germain s’en va; nous nous do

– Sa mère!!!

– Mon Dieu, oui… sa mère, à qui on l’avait enlevé tout enfant, et qu’il n’espérait plus revoir. Vous pensez leur bonheur à tous deux. Quand Mme Georges a eu bien pleuré, bien embrassé son fils, ç’a été mon tour. M. Rodolphe lui avait sans doute écrit de bo

– C’est vrai au moins que c’est comme un conte de fées; mais voyez comme ça vous a porté bonheur… d’être si bo

– Quant à être bo