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Est-ce donc trop de demander que le petit nombre de travailleurs qui atteignent un âge très-avancé à travers des privations de toutes sortes aient au moins la chance d’obtenir un jour à Bicêtre du pain, du repos, un abri pour leur vieillesse épuisée?

Il est vrai qu’une telle mesure exclurait à l’avenir de cet établissement les gens de lettres, les savants, les artistes d’un grand âge, qui n’ont pas d’autre refuge.

Oui, de nos jours, des hommes dont les talents, dont la science, dont l’intelligence ont été estimés de leur temps, obtie

Au nom de ceux-là qui ont concouru au renom, aux plaisirs de la France, de ceux-là dont la réputation a été consacrée par la voix populaire, est-ce trop demander que de vouloir pour leur extrême vieillesse une retraite modeste mais digne?

Sans doute c’est trop; et pourtant citons un exemple entre mille: on a dépensé huit ou dix millions pour le monument de la Madeleine, qui n’est ni un temple ni une église: avec cette somme énorme que de bien à faire! Fonder, je suppose, une maison d’asile où deux cent cinquante ou trois cents perso

Sans doute c’était là une question d’humanité, de pudeur, de dignité nationale pour un pays qui prétend marcher à la tête des arts, de l’intelligence et de la civilisation; mais l’on n’y a pas songé…

Car Hégésippe Moreau et tant d’autres rares génies sont morts à l’hospice ou dans l’indigence…

Car de nobles intelligences, qui ont autrefois rayo

Car il n’y a pas ici, comme à Londres, un établissement charitable [16] où un étranger sans ressource trouve au moins pour une nuit un toit, un lit et un morceau de pain…

Car les ouvriers qui vont en Grève chercher du travail et attendre les embauchements n’ont pas même pour se garantir des intempéries des saisons un hangar pareil à celui qui, dans les marchés, abrite le bétail en vente [17]. Pourtant la Grève est la Bourse des travailleurs sans ouvrage, et dans cette Bourse-là il ne se fait que d’ho

Car…

Mais l’on ne cesserait pas si l’on voulait compter tout ce que l’on a sacrifié d’utiles fondations à cette grotesque imitation de temple grec, enfin destiné au culte catholique.

Mais revenons à Bicêtre et disons, pour complètement énumérer les différentes destinations de cet établissement, qu’à l’époque de ce récit les condamnés à mort y étaient conduits après leur jugement. C’est donc dans un des cabanons de cette maison que la veuve Martial et sa fille Calebasse attendaient le moment de leur exécution, fixée au lendemain; la mère et la fille n’avaient voulu se pourvoir ni en grâce ni en cassation. Nicolas, le Squelette et plusieurs autres scélérats étaient parvenus à s’évader de la Force la veille de leur transfèrement à Bicêtre.

Nous l’avons dit, rien de plus riant que l’abord de cet édifice lorsqu’en venant de Paris on y entrait par la cour des Pauvres.

Grâce à un printemps hâtif, les ormes et les tilleuls se couvraient déjà de pousses verdoyantes; les grandes pelouses de gazon étaient d’une fraîcheur extrême, et çà et là les plates-bandes s’émaillaient de perce-neige, de primevères, d’oreilles d’ours aux couleurs vives et variées; le soleil dorait le sable brillant des allées. Les vieillards pensio

Onze heures venaient de so

Germain et Rigolette étaient, on le sait, mariés depuis quinze jours. Nous laissons le lecteur s’imaginer la pétulante gaieté, le bonheur turbulent qui rayo

Les traits de Germain exprimaient une félicité plus calme, plus réfléchie, plus grave… il s’y mêlait un sentiment de reco

Mme Georges contemplait son fils et Rigolette avec un bonheur profond, toujours nouveau.

Louise Morel, après une instruction minutieuse et l’autopsie de son enfant, avait été mise en liberté par la chambre d’accusation. Les beaux traits de la fille du lapidaire, creusés par le chagrin, a

Le concierge de la porte extérieure ayant demandé à Mme Georges ce qu’elle désirait, celle-ci lui répondit que l’un des médecins des salles d’aliénés lui avait do