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J'ai do

cet incident dont je viens de parler ne devait pas être sans conséquences. Comme certains êtres très mesurés dans leurs réactions, très sûrs d'eux, A

Elle s'en voulut donc et me le fit sentir. Quelques jours après, au dîner et toujours au sujet de ces insupportables devoirs de vacances, une discussion s'éleva. Je fus un peu trop désinvolte, mon père lui-même s'en offusqua et finalement A

A six heures, mon père vint m'ouvrir. Je me levai machinalement quand il entra dans la pièce. Il me regarda sans rien dire et je lui souris, aussi machinalement.

«Veux-tu que nous parlions? demanda-t-il.

– De quoi? dis-je. Tu as horreur de ça et moi aussi. Ce genre d'explications qui ne mènent à rien...

– C'est vrai.» II semblait soulagé. «II faut que tu sois gentille avec A

Ce terme me surprit: moi, patiente avec A

«J'ai été désagréable, dis-je. Je vais m'excuser auprès d'A

– Es-tu... euh... es-tu heureuse?

– Mais oui, dis-je légèrement. Et puis, si nous nous tiraillons un peu trop avec A

Je savais que cette solution ne manquerait pas de le faire souffrir.

«Ce n'est pas une chose à envisager. Tu n'es pas Blanche-Neige... Tu supporterais de me quitter si tôt? Nous n'aurions vécu que deux ans ensemble.»

Cette pensée m'était aussi insupportable qu'à lui. J'entrevis le moment où j'allais pleurer contre lui, parler du bonheur perdu et de sentiments excessifs. Je ne pouvais en faire un complice.

«J'exagère beaucoup, tu sais. A

II eut un petit mouvement involontaire de protestation, mais je passai outre:

«... D'ici un mois ou deux, j'aurai assimilé complètement les idées d'A

«II ne faut rien exagérer, dit-il faiblement. Je reco

– Il ne faut pas renier, mais il faut abando

– Evidemment», dit le pauvre homme, et nous descendîmes.

Je fis sans aucune gêne mes excuses à A

Je retrouvai Cyril dans le bois de pins, comme convenu; je lui dis ce qu'il fallait faire. Il m'écouta avec un mélange de crainte et d'admiration. Puis il me prit dans ses bras, mais il était trop tard, je devais rentrer. La difficulté que j'eus à me séparer de lui m'éto

le lendemain matin, j'emmenai mon père se promener avec moi sur la route. Nous parlions de choses insignifiantes, avec gaieté. En revenant vers la villa, je lui proposai de rentrer par le bois de pins. Il était dix heures et demie exactement, j'étais à l'heure. Mon père marchait devant moi, car le chemin était étroit et plein de ronces qu'il écartait au fur et à mesure pour que je ne m'y griffe pas les jambes. Quand je le vis s'arrêter, je compris qu'il les avait vus. Je vins près de lui. Cyril et Elsa dormaient, allongés sur les aiguilles de pins, do

«Ne les réveillons pas, partons.» II jeta un dernier coup d'œil à Elsa. Elsa renversée en arrière dans sa jeune beauté, toute dorée et rousse, un léger sourire aux lèvres, celui de la jeune nymphe, enfin rattrapée... Il tourna les talons et se mit à marcher à grands pas.

«La garce, murmurait-il, la garce!

– Pourquoi dis-tu ça? Elle est libre, non?