Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 27 из 53

» La Reine Tera était le onzième souverain de la dynastie Thébaine qui a régné du vingt-neuvième au vingt-cinquième siècles, avant Jésus-Christ. Elle était la fille unique d'Antel, à qui elle succéda. Elle a dû être une femme d'un caractère extraordinaire et d'une éto

» Mais le roi avait été beaucoup plus loin, et avait enseigné à sa fille la magie, ce qui lui do

» Dans la Chambre du sarcophage se trouvaient des fresques et des inscriptions tendant à prouver qu'elle avait vaincu le Sommeil. En un endroit elle était représentée en vêtements masculins, ceinte des Couro

» La plus remarquable déclaration contenue dans ces a

» Dans cette déclaration, il était clairement dit que les prêtres avaient accumulé contre elle toutes leurs ressources de haine. Elle le savait. Après sa mort, ils essaieraient de faire disparaître son nom. C'était, je peux vous le dire, une terrible vengeance, si l'on en croit la mythologie égyptie

» Au moment où nous sortions le cercueil du sarcophage, nous avons remarqué sur le côté les étranges protubérances que vous avez déjà vues; mais sur le moment, nous n'avons pas été en état d'expliquer leur présence. Il y avait quelques amulettes dans le sarcophage, mais aucune qui ait une valeur ou un sens particuliers. Nous nous sommes dit que s'il y en avait qui soient dans ce cas, elles se seraient trouvées à l'intérieur des bandelettes ou plus probablement dans le coffret étrange qui était sous les pieds de la momie. Mais toutefois, nous ne pouvions pas ouvrir ce dernier. Tout semblait indiquer qu'il comportait un couvercle; la partie supérieure et la partie inférieure étaient certainement chacun d'une seule pièce. La ligne mince, qui apparaissait près du haut, semblait indiquer le point de jonction du couvercle; mais il était ajusté avec tant de précision qu'on ne pouvait guère voir le joint. La partie supérieure ne pouvait certainement pas être enlevée. Nous avons admis qu'elle était, d'une façon ou d'une autre, fixée de l'intérieur.

» Nous avons séjourné dans les alentours de la Vallée de la Sorcière le temps de prendre une copie sommaire des dessins et des inscriptions qui se trouvaient sur les murs, le plafond et le sol. Nous avons pris avec nous la Stèle de lapis-lazuli, dont l'inscription gravée était colorée de pigment vermillon. Nous avons pris le sarcophage et la momie, le coffre de pierre avec les vases d'albâtre; les tables de jaspe sanguin, d'albâtre, d'onyx et de cornaline; l'oreiller d'ivoire reposant sur un arceau dont les pieds étaient entourés d'un uræus d'or ciselé. Nous avons pris tous les objets qui se trouvaient dans la Chapelle et dans la Fosse de la Momie, les bateaux de bois avec leur équipage, les amulettes symboliques.

» En nous éloignant, nous ôtâmes les échelles; nous les enfouîmes dans le sable à une certaine distance, en notant bien l'endroit pour pouvoir les retrouver le cas échéant. Puis, avec notre lourd bagage, nous partîmes dans notre pénible voyage pour regagner le Nil. Nous avions sorti la momie du sarcophage et par mesure de sécurité, nous l'avions mise pour la durée du voyage, dans une caisse séparée. Pendant la première nuit, il y eut deux tentatives pour voler les objets contenus dans notre chariot; et le matin, on trouva deux hommes morts.

» La deuxième nuit, il y eut une violente tempête, l'un de ces terribles simouns du désert qui vous laissent désemparé. Nous étions submergés par le sable que le vent avait apporté. Quelques-uns de nos Bédouins s'étaient enfuis avant la tempête, dans l'espoir de trouver un abri. Nous qui restions, nous avons subi l'épreuve, enroulés dans nos burnous, avec toute la patience dont nous étions capables. Au matin, une fois la tempête apaisée, nous avons récupéré sous des amoncellements de sable ce que nous avons pu de nos bagages. Nous avons trouvé, brisée en morceaux, la caisse dans laquelle se trouvait la momie, mais quant à celle-ci, impossible de la découvrir. Nous avons cherché partout, creusé le sable, qui s'était entassé autour de nous, mais en vain. Nous ne savions que faire, car Trelawny tenait absolument à rapporter cette momie. Nous avons attendu une journée entière, espérant que les Bédouins en fuite reviendraient; nous avions comme l'intuition aveugle qu'ils avaient sorti la momie du chariot d'une façon quelconque, et qu'ils la rendraient. Cette nuit-là, un peu avant l'aube, Mr. Trelawny me réveilla et me chuchota à l'oreille:

– Il faut que nous retournions au tombeau dans la Vallée de la Sorcière. Ne montrez aucune hésitation quand, dans la matinée, je do

» – Très bien, répondis-je. Mais pourquoi retourner là-bas?

» Sa réponse me fit frisso

» – Nous trouverons la momie là-bas! J'en ai la certitude!

» Puis, s'attendant à ce que j'émette des doutes ou à ce que je discute, il ajouta:

» – Attendez, vous verrez! Et il s'enroula à nouveau dans sa couverture.