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Il veut s’occuper de ce fils… et pour cela, il faut que l’ère paisible prédite par sa mère se réalise enfin.
Jetons aussi un coup d’œil dans le logis de Marie Touchet.
Marie Touchet, c’est la fille du peuple, avec toutes ses exquises délicatesses. C’est, dans la sombre tragédie qui se déroule en cette a
Si nous pénétrons chez elle, nous la trouvons penchée sur le berceau de son fils; car depuis quelques jours, elle est relevée de ses couches, et désormais elle ne vit plus que pour cet enfant.
Quel calme dans ce logis! quelle propreté!… Quelle modestie aussi!… modestie charmante qui ne va pas sans coquetterie. Dans la chambre à coucher aux meubles de noyer ciré, toute claire, voici le berceau où dort le duc d’Angoulême. Au-dessus du berceau, un beau portrait de Charles IX en bourgeois. Le roi sourit dans son cadre. Et Marie lui sourit lorsque parfois son regard se lève de l’enfant jusqu’au père.
Puis voici que le petit Valois se réveille et crie: la mère dégrafe son corsage et, prenant l’enfant dans ses bras avec un geste tout frémissant, lui présente le sein blanc et rose, le sein gonflé, puissant,… mamelle populaire. Et le petit Valois, le fils du roi, glouto
Nous ne voyons là aucun symbole… les choses sont ainsi, tout simplement.
Passons maintenant à des perso
Panigarola, dans son couvent, médite la destruction des huguenots et la mort de son rival Marillac. Étrange physionomie que celle de ce moine incroyant poussé à la haine par l’amour, devenu à son insu le redoutable instrument que manie la sainte Inquisition!
Éloquent d’une sauvage éloquence, décuplée par la passion qui se déchaîne en lui, il déverse du haut de la chaire des flots de haine.
Et lui, dans ses clameurs vengeresses, ne songe qu’à Marillac… L’heure approche où le rival succombera, où Alice, enfin, lui appartiendra, purifiée, régénérée dans le sang d’une vaste hécatombe, et songeant à ces choses, il est heureux…
Le duc de Guise s’apprête pour la suprême conquête. Son plan est d’une effrayante simplicité: le roi paraît résister au mouvement de foi apostolique et romaine qui veut sauver l’Église en exterminant la réformation. Or, ce mouvement doit aboutir à quelque bataille géante dans les rues de Paris.
Alors, lui, Guise, accusera formellement Charles IX de co
Alors Guise arrêtera le carnage: il aura ainsi du même coup l’amour des catholiques qu’il aura déchaînés, et des huguenots qu’il aura sauvés.
Et comme la France ne peut pas vivre sans roi, comme son oncle, le cardinal de Lorraine, a établi nettement la généalogie qui le fait descendre de Charlemagne, Henri de Guise sera roi!…
Tout est prêt. Il n’y a qu’à attendre le moment propice!…
Le maréchal de Damville, lui aussi, prépare son coup.
Du fond de son gouvernement, il fait venir des troupes nombreuses: près de sept mille hommes qu’il a offerts à Guise pour l’aider à déposer Charles IX. Et, par un miracle de ruse, c’est à la prière même du roi que ces troupes se sont mises en route.
Damville a, en effet, sollicité et obtenu un commandement dans l’armée que Coligny doit conduire aux Pays-Bas contre l’Espagne représentée par le duc d’Albe. Et le roi, d’abord sincère, le roi dont Catherine a bouleversé les idées, le roi qui veut maintenant la mort de Coligny, cherche à faire croire à l’amiral que l’expédition aura lieu. Damville assistera donc au massacre des huguenots dans Paris, et prêtera toute son aide à Henri de Guise.
Si Guise est tué, Damville cherchera audacieusement à se substituer à lui, et ce rêve le hante d’arriver tout sanglant dans le Louvre, d’arracher la couro
Si au contraire Guise réussit, Damville se contentera d’être le plus haut perso
Mais ce que veut surtout Damville, c’est l’écrasement de son frère.
La vieille haine qui date du jour lointain où Jea
Comment! Montmorency est donc compris dans les massacres? Pourtant il n’est pas huguenot!… C’est vrai, mais il est suspect.
Le parti modéré qui veut l’apaisement le considère comme son chef naturel. Et puis d’ailleurs, est-il vraiment besoin d’être huguenot pour être condamné? Toute maison où il y aura quelque chose à prendre ne sera-t-elle pas bo
L’histoire nous dit que Montmorency fut compris dans le carnage parce qu’il était le chef naturel des Politiques; mais l’histoire est une vieille bavarde superficielle. Nous disons, nous, que Montmorency fut condamné parce qu’on avait une haine à assouvir contre lui… Damville, donc, en cette période où nous essayons d’indiquer la position générale de la mise en scène historique, attendait donc avec la certitude que sa haine et son amour, avant peu, recevraient du même coup leur satisfaction. Cependant, il ne néglige aucune précaution. Par Gillot qui a réussi à s’introduire dans l’hôtel Montmorency, il sait tout ce que fait et dit son frère, et il prend ses mesures en conséquence.
Car Gillot espio