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Te revoici hors de ta chambre, à prendre en sens inverse l'ascenseur, à enfiler les couloirs en direction de la chambre numéro tu ne sais plus combien. Il y a quelque chose d'assez réjouissant, il te semblait, à aller ainsi en plein milieu de la nuit, longeant porte après porte, et savoir qu'une femme vous attend derrière l'une d'elles au bout d'un dédale de couloirs. C'est une scène de très mauvais roman ou de mauvais film, et tu la savoures en mécanicie
Et elle a pris avant de t'appeler, te dit-elle, une double dose de somnifères…! Même pas sûr qu'on aura assez de carburant pour faire l'étape… Elle attend par ailleurs dans quatre heures un coup de téléphone important et qu'elle désire confidentiel. Jamais vu une conductrice aussi terrorisée de la route qu'elle a prise. N'a-t-elle jamais roulé que sur autoroute dégagée, en terrain plat, et encore, avec boîte automatique et régulateur de vitesse?… Embrayons.
Il te semblait qu'elle assistait au spectacle de son propre désir effaré. Tu eus même le soupçon qu'elle mimait les bruits du moteur qui s'emballe, comme assis dans un carton on fait vroom vroom et s'imagine aux 24 heures du Mans.
De son corps, que tu revois nu dans la lumière qui filtrait du dehors par les rideaux mal joints, un corps mince, tendu sous tes mains, surgit dans ton souvenir l'éclat fixe de ses yeux posés sur toi sans relâche, sans abandon. Elle s'était comme absentée de son corps qu'elle te laissait et qui à tes sollicitations, investigations réagissait sensiblement mais comme automatiquement. Tu eus la tentation de lui bander les yeux, mais réfléchis que c'était là lui demander comme un désarmement unilatéral. Pour ne plus voir ses yeux, tu t'étendis sur elle, entre ses jambes qu'elle referma instantanément autour de toi, et cachas ton visage dans sa chevelure.
Puis tu commenças à t'e
Tu sais que tu t'endormis. Mais que plus tard, filtrant à travers ton sommeil, une inquiétude te réveilla dans un sursaut. C'était, en ouvrant les yeux, la voir te regarder, voir son visage penché sur toi et qui te regardait tandis que tu dormais. L'insomnie plutôt que ça.
Tu lui demandas ce qu'elle faisait. Elle te répondit qu'elle te regardait dormir. Tu jetas un coup d'œil subreptice à ta montre. Dans trente minutes les deux réveils qu'elle avait disposés à so
Il y a un blanc dans ton souvenir qui s'étend jusqu'à l'instant où elle prit ta main et l'amena contre son ventre. Tu la laisses disposer de ta main, curieuse de découvrir jusqu'où elle la voudrait mener. Plus curieuse encore de ce que tu la vis fermer les yeux quand elle l'eut abando
Mais c'est le temps de la remémoration qui à présent te presse de conclure.
Le réveil a so
[Nuit 3]