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– Une détresse?
– Un malheur! Écoute de toute ton âme; car de ta réponse va dépendre ma suprême résolution. Tu co
– Je la co
– Eh bien, voici le malheur… Je pars… Et Jea
Henri étouffa un rugissement de rage.
– Tais-toi, continua François. Écoute jusqu’au bout. Depuis six mois, nous nous aimons; depuis trois mois, nous sommes l’un à l’autre; depuis deux heures, elle s’appelle Montmorency… comme moi!
Une sorte de gémissement râla dans la gorge d’Henri. Comme s’il n’eût rien vu, rien su!…
– Ne t’éto
– J’entends… je comprends!…
– Frère, écoute-moi bien à présent. Acceptes-tu le dépôt que je veux te confier? Me jures-tu de veiller sur la femme que j’aime et qui porte mon nom?…
Henri frisso
– Je te le jure!…
– Si la guerre m’épargne, je retrouverai l’épouse dans la maison de son père, sans que jamais elle ait souffert en mon absence. Car tu seras là pour la protéger, la défendre. Me le jures-tu?
– Je te le jure!
– Si je succombe, tu révéleras ce secret au co
– Je te le jure! répondit Henri pour la troisième fois.
François l’étreignit alors dans ses bras en disant:
– C’est bien. Maintenant, je puis partir!…
Et mettant toute son âme dans ce mot, il prononça lentement:
– Tu as juré… souviens-toi!…
À peine fut-il en selle qu’il alla se placer à la tête des deux mille cavaliers rassemblés sur une esplanade, sombre masse confuse hérissée de lueurs de sabres.
Une minute, François se tourna vers Margency.
Et il pleura!
Car ce fils aîné de la grande race guerrière avait un cœur tout vibrant de jeunesse et d’amour.
Il pleura et, à travers les larmes, ses yeux fouillèrent les ténèbres pour se reposer une dernière fois sur le toit qui abritait la bien-aimée.
Mais la nuit était profonde, la vallée noire, le bourg invisible. Il murmura:
– Adieu, Jea
Et aussitôt, levant le bras, d’une clameur éclatante et désespérée que le vieux Montmorency dut entendre du fond de son manoir, il cria:
– En avant! Jusqu’à la mort!
Les deux milles cavaliers – les deux milles sacrifiés -, d’un accent sauvage, rugirent:
– Jusqu’à la mort!
Alors, la lourde masse de cavaliers s’ébranla d’un trot pesant, roula comme un grondement de to
Le co
Quand ce fut fini, il poussa un profond soupir, et, montant à cheval à son tour, prit le chemin de Paris…
Henri demeura seul.