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– Moi, Jea

Elle demeura tremblante. Et lui, éclatant de rire:

– Si je ne l’ai pas, ce droit, je le prends! Oui, c’est moi Jea

Une étrange dignité exalta la jeune fille.

– Henri, dit-elle, je vous aime et vous aimerai toujours comme un frère… le frère de celui à qui j’ai do

– Ah! c’est plutôt pour lui épargner une inquiétude! Mais dites-lui que je vous aime! Qu’il vie

– C’en est trop, Henri! Ces paroles me sont odieuses, et j’ai besoin de toutes mes forces pour me souvenir encore que vous êtes son frère!

– Son frère?… Son rival! Réfléchissez, Jea

– Ô mon François, dit-elle en joignant les mains, pardo

Le jeune homme grinça des dents, et haleta:

– Donc, vous me repoussez!… Parlez! mais parlez donc!… Vous vous taisez?… Ah! prenez garde!

– Puissent les menaces que je lis dans vos yeux retomber sur moi seule!

Henri frisso

– Au revoir, Jea

Alors ses yeux s’injectèrent. Il eut un geste violent, secoua la tête comme un sanglier blessé et se rua à travers la forêt.

– Puissé-je être seule frappée! balbutia Jea

Et comme elle disait ces mots, quelque chose d’inco

– Seule! seule! Mais, malheureuse, je ne suis plus seule! mais il y a en moi un être qui vit et veut vivre! que je ne veux pas laisser mourir!…