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IX L’IMMOLATION

Le co

Tout d’abord que le co

Ensuite, que le fils du co

Que la nouvelle venait d’arriver de Montmorency que le deuxième fils du co

Enfin, que Sa Majesté Henri II devait, ce jour-là même, à quatre heures, faire une visite à son grand ami, au chef de ses armées. On en concluait qu’une nouvelle campagne se préparait.

L’i

C’était une seigneuriale demeure que cet hôtel de Montmorency, situé presque en face du Louvre, non loin du bac du Port-aux-Passeurs. Il y régnait ce luxe grandiose de cette époque où Richelieu n’avait pas encore domestiqué la noblesse, où les seigneurs féodaux, presque rois par la force, étaient souvent plus que rois par la richesse.

Il y avait donc, dans la grande salle d’ho

Mais à ce moment-là, ce n’était pas à cela que songeait le co

Plus d’une fois déjà, il s’était avancé jusqu’à la porte de ce cabinet où on avait introduit la femme.

Et toujours il avait reculé, frappant du pied avec colère, reprenant sa promenade dans le demi-silence de la salle d’ho

Enfin, il parut se décider, poussa brusquement la porte, et entra.

Au milieu du cabinet, la femme, debout, attendait. Elle avait déposé son enfant endormi dans un fauteuil, et, appuyée au dossier, le contemplait…

Le co

Rudement, il demanda:

– Que voulez-vous, madame?

Une sorte d’angoisse terrifiée convulsa le visage pâli de la femme, qui murmura:

– Monseigneur…

– Oui, reprit le co

Jea

– Monseigneur, dit-elle d’une voix tremblante, il est vrai que j’espérais voir François… mais une femme de ma race ne peut se déconcerter à se trouver en présence du père de son époux!

– Votre époux! gronda le co

Un cri de Jea

– Vous mentez, monsieur! dit-elle avec un calme étrange.

– Par le Ciel! que dit-elle là?…

– Je dis, monsieur, que vous avez seulement l’habit d’un gentilhomme! Je dis que votre couro

L’accent de ces paroles avait été en se haussant pour ainsi dire, depuis la simple dignité de la femme offensée jusqu’à la majesté d’une reine.

Montmorency, éto

– Monseigneur, reprit alors Jea

Éto

– Parlez donc, madame, dit-il.

Et en même temps, ses yeux se portèrent sur la petite Loïse endormie.

Jea

Peut-être, à cette fugitive minute, le cœur de Montmorency fut-il attendri!

Il eut un geste vague des bras comme pour saisir l’enfant, et il demanda:

– Comment s’appelle-t-il?…

– Elle s’appelle Loïse! dit Jea

Une moue dédaigneuse plissa les lèvres du co

– Je vous promets, madame, de vous écouter maintenant!… Parlez donc sans crainte, et exposez-moi cette vérité dont vous vouliez m’entretenir.

Jea

Mais une femme qui aime recèle dans son cœur des forces qui sont pour l’homme un sujet de stupéfaction. Elle rassembla toute son énergie, et entreprit de se justifier aux yeux du père de François.

Avec cette voix qui était comme une mélodie d’un charme à la fois délicat et puissant, avec cette poésie naturelle qu’elle puisait dans son amour, elle dit ses premières rencontres avec François, l’irrésistible tendresse qui les avait poussés l’un vers l’autre, leurs aveux, puis la faute, puis la scène du mariage nocturne, les menaces d’Henri, la naissance de Loïse, et enfin l’effroyable supplice final où son cœur d’amante et de mère avait été broyé…

Elle dit tout, n’omit aucun détail; le vieux Montmorency l’écouta sans prononcer une parole, le visage fermé, raidi dans une attitude glaciale.

Jea

Dans un mouvement de désespoir, elle se laissa tomber à genoux et joignit les mains, tandis qu’elle essayait de refouler les sanglots qui la secouaient…

– Monseigneur, je vois que je ne vous ai pas convaincu! Malheureuse! Je n’ai pas su trouver l’accent de la vérité. Et pourtant, je jure que j’ai bien dit la vérité… je le jure sur mon âme… je le jurerais sur l’Évangile… ou plutôt, tenez, je le jure sur la tête de ma fille!… Vous ne pensez pas, monseigneur, que je voudrais attirer une malédiction sur ma petite Loïse? Non n’est-ce pas?… Eh bien, alors, pourquoi ne me croyez-vous pas… pourquoi vous taisez-vous?… Oh! monseigneur… vous êtes le père de François… Loïse est votre petite-fille… un peu de pitié pour la mère!… Et vrai, je vous assure que je n’en puis plus…

Pendant qu’elle parlait ainsi, d’une voix si triste et si brisée qu’on voyait bien vraiment que cette pauvre jeune femme était à bout de forces et avait besoin d’un peu de pitié, Montmorency réfléchissait.

Son œil se plissait, son esprit, indifférent à ce drame lamentable, cherchait une ruse…

– Relevez-vous, madame, dit-il enfin. Je suis convaincu que vous dites la vérité…