Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 21 из 51

Strophe IV.

Certes, cela est ainsi. Toutes-puissantes et inévitables, nous nous souvenons pieusement de tous les crimes; implacables pour les mortels, nous hantons des lieux mornes et sauvages, éloignés des dieux, que n'éclaire point la lumière de Hèlios, inaccessibles aux vivants comme aux morts.

Antistrophe IV.

Aussi, quel mortel ne respecte et ne redoute cette puissance que je tiens des Moires et de la volonté des Dieux? Certes, je possède d'antiques ho

De loin j'ai entendu le cri d'une voix, des bords du Skamandros, tandis que je prenais possession de cette terre, magnifique part des dépouilles conquises que les chefs et les princes Akhaiens m'ont consacrée à jamais, don sans égal fait aux fils de Thèseus. De là je suis venue, d'une course infatigable, enflant le milieu de l'Aigide et irrésistiblement emportée sur mon char. Je vois sur cette terre une foule qui m'est inco

Tu sauras tout en peu de mots, fille de Zeus. Nous sommes les filles de la noire nuit. Dans nos demeures souterraines on nous nomme les Imprécations.

Je co

Tu vas savoir quels sont mes ho

Je le saurai quand tu me l'auras dit clairement.

De toutes les demeures nous chassons les meurtriers.

Et où cesse la fuite du meurtrier?

En un lieu où toute joie est morte.

Et c'est là ce que tu infliges à celui-ci?

Certes, car il a osé tuer sa mère.

N'y a-t-il point été contraint par la violence de quelque autre nécessité?

Quelle violence peut contraindre de tuer sa mère?

Vous êtes deux ici; un seul a parlé.

Il n'accepte point le serment et ne veut point le prêter.

Tu aimes mieux la justice qui parle que celle qui agit.

Comment? Instruis-moi, car tu ne manques pas de sagesse.

Je nie qu'un serment suffise à faire triompher une cause injuste.

Examine donc ma cause et prononce une juste sentence.

Ainsi vous me remettez le jugement de la cause?

Pourquoi non? Nous te proclamons digne d'un tel ho

Pour ta défense, étranger, qu'as-tu à répondre? Avant tout, dis-moi ta patrie, ta race et les événements de ta vie; puis, tu repousseras l'accusation, si, toutefois, c'est confiant dans la justice de ta cause que tu as embrassé cette image sur mon autel, suppliant pieux, comme autrefois Ixiôn. Réponds à tout, afin que je compre

Reine Athèna, avant tout je dissiperai le grand souci que révèlent tes dernières paroles. Je ne suis pas un suppliant qui n'a rien expié; et ma main n'a point souillé ton image. Je t'en do

La cause est trop grande pour qu'aucun mortel puisse la juger. Moi-même, je ne puis prononcer sur un meurtre dû à la violence de la colère; surtout, parce que, ton crime accompli, tu n'es venu, en suppliant, dans ma demeure, que purifié de toute souillure. Puisque tu as ainsi expié le meurtre, je te recevrai dans la ville. Cependant, il n'est pas facile de rejeter la demande de celles-ci. Si la victoire leur était enlevée dans cette cause, elles répandraient en partant tout le poison de leur cœur sur cette terre, et ce serait une éternelle et incurable contagion. Certes, je ne puis renvoyer ou retenir les deux parties sans iniquité. Enfin, puisque cette cause est venue ici, j'établirai des juges liés par serment et qui jugeront dans tous les temps à venir. Pour vous, préparez les témoignages, les preuves et les indices qui peuvent venir en aide à votre cause. Après avoir choisi les meilleurs parmi ceux de ma ville, je reviendrai avec eux, afin qu'ils décident équitablement de ceci, en restant ainsi fidèles à leur serment.

Strophe I.

Maintenant, voici le renversement de l'antique justice par des lois nouvelles, si la cause de ce meurtrier de sa mère est victorieuse. Tous les hommes se plairont à ce crime, afin d'agir avec des mains impunies. En vérité, d'i

Antistrophe I.

En effet, il n'y aura plus d'yeux dardés sur les hommes, plus de colère qui poursuive les crimes. Je laisserai tout faire. Chacun saura, en gémissant sur les maux qu'il souffrira de ses proches, qu'il n'y a plus ni relâche, ni remèdes à de telles misères, ni refuge contre elles, ni consolations même illusoires.

Strophe II.

Que perso

Antistrophe II.

Il en est que la terreur doit hanter inexorablement, comme un surveillant de l'esprit. Il est salutaire d'apprendre de ses angoisses à être sage. Qui, en effet, ou ville, ou homme, s'il n'a dans le cœur une vive lumière, honorera désormais la justice?

Strophe III.

Ne désirez ni une vie sans frein, ni l'oppression. Les dieux ont placé la force entre les deux, ni en deçà, ni au delà. Je le dis avec vérité: l'insolence est certainement fille de l'impiété; mais de la sagesse naît la félicité, chère à tous et désirée de tous.

Antistrophe III.

Je te recommande par-dessus tout d'honorer l'autel de la justice. Ne le renverse pas du pied dans le désir du gain. Le châtiment ne tarde pas, et il est toujours en raison du crime. Que chacun ait le respect de ses parents et fasse un bienveillant accueil aux hôtes qui se dirigent vers sa demeure.

Strophe IV.

Celui qui est juste sans y être contraint ne sera point malheureux, et il ne périra jamais par les calamités; mais je sais que l'impie persévérant, qui confond toutes choses contre la justice, sera contraint par la violence, quand viendra le temps, et que la tempête brisera ses ante

Antistrophe IV.