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Roi Apollôn! écoute-moi à ton tour. Tu n'es pas seulement le complice de ces crimes accomplis, mais c'est toi seul qui as tout fait, et tu es le plus grand coupable!

Et comment? Dis clairement toute ta pensée.

Tu as ordo

J'ai décidé qu'il vengerait son père. Pourquoi non?

Et que tu le défendrais après le sang versé.

Et j'ai voulu qu'il se réfugiât, en suppliant, dans ce temple.

Et tu nous outrages, nous qui l'y poursuivons!

Il ne vous convient pas d'approcher de cette demeure.

Mais c'est notre tâche.

Quelle tâche? Voyons! quelle est donc cette tâche illustre?

Nous chassons des demeures ceux qui tuent leurs mères.

Quoi donc! Le meurtrier d'une femme qui a égorgé son mari?

Le sang qu'elle a versé de sa main n'était pas celui de sa propre race.

Certes, tu dédaignes et réduis à rien ces promesses des époux consacrées par la nuptiale Hèra et par Zeus! Kypris, qui do

Jamais je ne lâcherai cet homme!

Poursuis-le donc et accrois tes fatigues.

Cesse d'outrager mes ho

Je n'en voudrais pas, si tu me les offrais.

Certes, les tiens sont plus grands et tu t'assieds près du trône de Zeus. Pour moi, car le sang versé d'une mère demande vengeance, je poursuivrai cet homme comme ferait une chasseresse!

Et moi, je défendrai et protégerai mon suppliant, car elle serait terrible pour moi, parmi les hommes et les dieux, la colère du suppliant que j'aurais volontairement livré!

Reine Athéna, je viens à toi, envoyé par Loxias. Reçois avec bienveillance un malheureux qui n'est plus souillé, dont le crime est expié, qui est entré déjà dans de nombreuses demeures et qui s'est purifié en d'autres temples. J'ai traversé les terres et les mers, obéissant aux ordres que Loxias m'a do

Bien! ceci est une trace manifeste de l'homme! suis l'indice de ce guide muet. Comme le chien sur la piste du faon blessé, nous suivons celui-ci aux gouttes de son sang. Que de fatigues pour cet homme! ma poitrine en est haletante. En effet, j'ai passé par tous les lieux de la terre, j'ai volé sans ailes à travers la mer, en le poursuivant, et non moins rapide que sa nef. Et, maintenant, il est là, blotti quelque part. L'odeur du sang humain me sourit! Regardons! regardons encore! Regardons partout, de peur qu'il pre

Certes, je suis instruit par mes maux, et je sais de nombreuses purifications, et quand il faut parler et quand il faut se taire. J'ai appris d'un savant maître ce que je dois dire ici. Le sang s'est assoupi et s'est effacé de ma main et la souillure du meurtre de ma mère a disparu. Elle était récente encore quand, à l'autel du divin Phoibos, elle a été enlevée par les purifications, les porcs expiatoires une fois égorgés. Mon récit serait long si je disais tous les hommes vers qui je suis allé depuis et à qui ma présence n'a fait aucun mal. Le temps détruit tout en vieillissant. Et, maintenant, je supplie avec une bouche pure Athèna, reine de cette terre, afin qu'elle me vie

Ni Apollôn, ni la puissance d'Athèna ne te protégeront. Il faut que tu périsses, ignominieusement rejeté de tous, ne co

Strophe I.

Ô mère! ô nuit, ma mère, qui m'as enfantée pour le châtiment de ceux qui ne voient plus et de ceux qui voient encore, entends-moi! Le fils de Léto me prive de mes ho

Antistrophe I.

La Moire toute-puissante m'a fait cette destinée immuable de poursuivre tous ceux d'entre les hommes qui commettraient des meurtres, jusqu'à ce que la terre les couvre. Même mort, aucun d'eux ne sera libre encore. Ce chant lui est voué, folie, délire troublant l'esprit, hymne des Éri

Strophe II.

Quand nous sommes nées, cette destinée nous a été imposée: que nous ne toucherions point aux immortels, que nulle de nous ne pourrait s'asseoir à leurs festins et que nous ne porterions jamais de vêtements blancs. Mais la désolation des demeures est notre part, quand un Arès domestique a frappé un proche. Nous nous ruons sur lui, quelque vigoureux qu'il soit, et nous l'anéantissons dès qu'il a versé le sang.

Antistrophe II.

Je me hâte, et j'épargne à tout autre ce souci, et mes imprécations permettent le repos aux dieux. Qu'ils ne revie

Strophe III.

La gloire des hommes, magnifiquement élevée jusqu'à l'Ouranos tombe souillée contre terre à l'aspect de nos robes noires et foulée de nos trépignements furieux.

Antistrophe III.

Et quand il tombe, celui que je frappe, il l'ignore dans sa démence. Son crime l'enveloppe de telles ténèbres, que tous gémissent voyant cette sombre nuée répandue sur sa demeure.