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Le comte reçut Joséphine à merci. Il cessa de jouer la comédie, et lui dit les choses les plus sévères, afin qu’elle n’y revînt plus, et que désormais elle prit ses amants un peu moins bas. – Ceci doit vous éclairer un peu, j’imagine, lui dit-il, et vous prouver que, si l’on doit aimer et honorer le peuple en principe, on ne doit pas trop se hâter de mettre cette sympathie en une application aussi expérimentale que vous venez de le faire à vos dépens.
Joséphine subit cette réprimande cynique et mordante avec une aveugle soumission. Sa pensée ne s’éleva pas plus haut que le libéralisme étroit du vieux comte. Elle n’aperçut aucune inconséquence dans sa conduite et dans ses paroles; tout lui parut article de foi. Elle dévora son humiliation avec douleur, mais sans révolte, et reçut son pardon à genoux et avec reco
Le comte essaya d’abord de traiter le Corinthien comme un petit garçon et de lui faire peur. À le voir si gentil , il ne s’était jamais douté de l’orgueil et de l’emportement de son caractère. Lorsqu’il le vit entrer en révolte, déclarer qu’il était libre, qu’il n’obéissait à perso
Le vieux comte, un peu fatigué de sa journée, allait se coucher, lorsque son petit-fils Raoul vint à son tour lui demander un moment d’audience. Il s’agissait des révélations qu’Isidore lui avait faites à propos d’Yseult, et des propos que soulevait son intimité avec la Savinie
– Nous parlerons de cela, dit le comte. Laisse-moi: je veux d’abord lui parler de cette Savinie
Raoul se retira, et le comte descendit au cabinet de la tourelle. Il était une heure du matin. Il y surprit sa fille tête à tête avec Pierre Huguenin. Là toute sa prudence l’abando
Yseult fut forcée de s’interrompre. La surprise, l’indignation, le chagrin, et surtout peut-être la confusion de n’avoir rien à répondre, avaient fait une telle révolution chez le vieux comte qu’il sentit tout d’un coup la force l’abando