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– Écoute, me dit cette charmante fille avec toute la candeur de son âge et toute la naïveté de son aimable caractère; écoute, Thérèse, je vais tout te dire, je vois bien que tu es une ho

Il était trop important pour moi de co

A peine sommes-nous postées que Rodin entre, conduisant avec lui une jeune fille de quatorze ans, blanche et jolie comme l'Amour; la pauvre créature tout en larmes, trop malheureusement au fait de ce qui l'attend, ne suit qu'en gémissant son dur instituteur, elle se jette à ses pieds, elle implore sa grâce, mais Rodin inflexible allume dans cette sévérité même les premières étincelles de son plaisir, elles jaillissent déjà de son cœur par ses regards farouches…

– Oh! non, non! s'écrie-t-il, non, non! voilà trop de fois que cela vous arrive, Julie; je me repends de mes bontés, elles n'ont servi qu'à vous plonger dans de nouvelles fautes, mais la gravité de celle-ci pourrait-elle même me laisser user de clémence, à supposer que je le voulusse?… Un billet do

– Monsieur, je vous proteste que non!

– Oh! je l'ai vu, je l'ai vu.

– N'en crois rien, me dit ici Rosalie, ce sont des fautes qu'il controuve pour consolider ses prétextes; cette petite créature est un ange, c'est parce qu'elle lui résiste qu'il la traite avec dureté.

Et pendant ce temps, Rodin, très ému, saisit les mains de la jeune fille, il les attache en l'air à l'a

Julie jetait des cris… des cris perçants qui déchiraient mon âme… des pleurs coulent sous son bandeau, et tombent en perles sur ses belles joues; Rodin n'en est que plus furieux… Il reporte ses mains sur les parties molestées, les touche, les comprime, semble les préparer à de nouveaux assauts; ils suivent de près les premiers, Rodin recommence, il n'appuie pas un seul coup qui ne soit précédé d'une invective, d'une menace ou d'un reproche… le sang paraît… Rodin s'extasie; il se délecte à contempler ces preuves parlantes de sa férocité. Il ne peut plus se contenir, l'état le plus indécent manifeste sa flamme; il ne craint pas de mettre tout à l'air; Julie ne peut le voir… un instant il s'offre à la brèche, il voudrait bien y monter en vainqueur, il ne l'ose; recommençant de nouvelles tyra

– Rhabillez-vous, dit-il à Julie, en la détachant et se rajustant lui-même, et si pareille chose vous arrive encore, songez que vous n'en serez pas quitte pour si peu.

Julie rentrée dans sa classe, Rodin va dans celle des garçons; il en ramène aussitôt un jeune écolier de quinze ans, beau comme le jour; Rodin le gronde; plus à l'aise avec lui sans doute, il le cajole, il le baise en le sermo

– Vous avez mérité d'être puni, lui dit-il, et vous allez l'être…

A ces mots, il franchit avec cet enfant toutes les bornes de la pudeur; mais tout l'intéresse ici, rien n'est exclu, les voiles se relèvent, tout se palpe indistinctement; Rodin menace, il caresse, il baise, il invective; ses doigts impies cherchent à faire naître, dans ce jeune garçon, des sentiments de volupté qu'il en exige également.

– Eh bien, lui dit le satyre, en voyant ses succès, vous voilà pourtant dans l'état que je vous ai défendu… Je gage qu'avec deux mouvements de plus tout partirait sur moi…

Trop sûr des titillations qu'il produit, le libertin s'avance pour en recueillir l'hommage, et sa bouche est le temple offert à ce doux encens; ses mains en excitent les jets, il les attire, il les dévore, lui-même est tout prêt d'éclater, mais il veut en venir au but.

– Ah! je vais vous punir de cette sottise, dit-il en se relevant.

Il prend les deux mains du jeune homme, il les captive, s'offre en entier l'autel où veut sacrifier sa fureur. Il l'entrouvre, ses baisers le parcourent, sa langue s'y enfonce, elle s'y perd. Rodin, ivre d'amour et de férocité, mêle les expressions et les sentiments de tous deux…

– Ah! petit fripon, s'écrie-t-il, il faut que je me venge de l'illusion que tu me fais!

Les verges se pre

– Oh! ciel, dis-je à Rosalie quand ces affreuses scènes furent terminées, comment peut-on se livrer à de tels excès? Comment peut-on trouver des plaisirs dans les tourments que l'on inflige?

– Ah! tu ne sais pas tout, me répond Rosalie; écoute, me dit-elle en repassant dans sa chambre avec moi, ce que tu as vu a pu te faire comprendre que lorsque mon père trouve quelques facilités dans ces jeunes élèves, il porte ses horreurs bien plus loin; il abuse des jeunes filles de la même manière que des jeunes garçons (de cette criminelle manière, me fit entendre Rosalie, dont j'avais moi-même pensé devenir la victime avec le chef des brigands, entre les mains duquel j'étais tombée après mon évasion de la Conciergerie, et dont j'avais été souillée par le négociant de Lyon); par ce moyen, poursuivit cette jeune perso