Аннотация
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Le vieux cardinal Arnaud Novelli laissa aller sa tête au creux de l'oreiller, croisa ses longs doigts maigres sur le drap et essaya d'imaginer son corps défunt, tel qu'il serait dans quelques jours, mais un rayon de soleil vint agacer ses paupières, et il ne put s'empêcher de sourire. Alors il contempla la chambre du couvent de la Daurade que le chanoine avait fait aménager pour son repos, et s'y découvrit tout soudain miraculeusement tranquille. Elle lui avait déplu, au début de sa maladie, parce qu'elle était austère et presque nue. Maintenant, il la trouvait parfaitement accordée à l'étrange simplicité d'âme qui lui venait, en ce matin d'avril, dans ce dernier lit de sa vie. Elle sentait bon le feu de chêne et l'herbe médicinale. Parfum d'enfance, qu'il respira en un long soupir délicieux. Il eut envie de dire son bonheur tout neuf à son neveu, assis à son chevet. Mais à quoi bon? Jacques Novelli, dit le Jeune, le regarderait respectueusement et ne comprendrait rien: son ...

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