Страница 77 из 92
Perso
Les systèmes d’alarme, étant dépourvus de tout cerveau, se dirent qu’ils voyaient des gens à un endroit où ils n’auraient pas dû être, et ils se déclenchèrent à fond les balais.
Newt ne fumait pas, car il n’autorisait pas la présence de nicotine ou d’alcool dans le temple sacré de son corps ou, soyons plus exact, dans le petit tabernacle méthodiste gallois en zinc de son corps. Sinon, il se serait étouffé avec la cigarette qu’il aurait allumée pour calmer ses nerfs.
Anathème se mit debout résolument et lissa les faux plis de sa jupe.
« Ne t’inquiète pas, dit-elle. Ça ne nous concerne pas. Il se passe probablement quelque chose à l’intérieur. »
Elle sourit de son teint verdâtre. « Allons, dit-elle, on n’est pas à OK Corral.
— Non. D'abord, parce qu’ils sont mieux armés, ici », répliqua Newt.
Elle l’aida à se relever. « Pas d’affolement, je suis sûre que tu trouveras une idée. »
Il était inévitable que tous quatre ne puissent pas contribuer d’égale façon, se dit Guerre. Ses propres affinités avec les systèmes modernes d’armement (qui se révélaient beaucoup plus efficaces que de simples morceaux de métal affûtés) l’avaient surprise. Pollution, bien évidemment, se riait de mécanismes garantis inviolables et infaillibles. Même Famine savait au moins ce qu’étaient les ordinateurs. Tandis quec eh bien, luine faisait pas grand-chose, à part rester planté là, bien qu’il le fît avec une classe certaine. Guerre avait parfois songé qu’un jour, on pourrait mettre un terme à la Guerre, un terme à la Famine, et peut-être même un terme à la Pollution. Voilà pourquoi le quatrième Cavalier, le plus grand de tous, n’avait jamais vraiment fait partie de la bande, pour ainsi dire. C’est comme d’avoir un percepteur dans son équipe de football. On préfère l’avoir dans son camp, évidemment, mais ce n’est pas le genre de perso
Deux soldats lui passèrent à travers tandis qu’il regardait par-dessus l’épaule maigricho
C’est quoi, tous ces petits machins qui brillent ? dit-il, du ton de celui qui sait qu’il ne comprendra pas la réponse, mais qui veut do
« Des affichages à cristaux liquides en sept segments », répondit le jeune homme. Il posa des mains caressantes sur une console de relais qui fondirent à ce contact, puis introduisit une vague de virus autorépliquants qui prirent un vrombissant essor dans l’éther électronique.
« Je me passerais volontiers de ces foutues sirènes », grommela Famine.
La Mort claqua négligemment des doigts. Une douzaine de mugissements s’étranglèrent avant de trépasser.
« Je ne sais pasc Ça me plaisait bien, moi », fit Pollution.
Guerre plongea la main dans une armoire métallique. Elle n’avait pas envisagé la situation sous cet angle, elle devait le reco
Une épée de flamme.
L’humanité n’avait jamais vraiment compris qu’il est dangereux de laisser traîner les épées, même si elle avait fiait le maximum dans la mesure de ses faibles moyens pour que l’emploi accidentel d’une si vaste épée devie
Pollution plongea la main dans une nouvelle console d’électronique dispendieuse.
La sentinelle de garde devant le trou dans la barrière paraissait perplexe. L’énervement qui régnait sur la base ne lui avait pas échappé et sa radio ne semblait plus capter que des parasites, mais ses yeux revenaient invinciblement à la carte qu’il tenait devant lui.
Il avait vu beaucoup d’accréditations dans sa carrière — des militaires, la CIA, le FBI, et même le KGB. Mais il était encore jeune, et n’avait pas encore compris que plus une organisation est insignifiante, plus ses accréditations sont impressio
Celle-ci était fabuleusementimpressio
Finalement, les pérégrinations intellectuelles de la sentinelle s’interrompirent sur un mot qui lui paraissait familier.
« C’est quoi, là, cette histoire comme quoi on doit vous do
— Oh, il faut nous les remettre, dit Newt. On les brûle.
— Vous pouvez répéter ?
— On les brûle. »
Le visage du garde fut élargi par un sourire. Et dire qu’on accusait les Anglais de laxisme. « Excellent ! » dit-il.
Quelque chose s’appuya dans le creux de ses reins.
« Lâchez votre arme, dit Anathème derrière lui, ou je vais beaucoup regretter ce qui va suivre. »
Ma foi, c’est la vérité, se dit-elle en voyant avec terreur l’homme se raidir. S’il ne lâche pas son arme, il va découvrir que je tiens seulement un bâton, et je vais beaucoup regretter qu’il me tire dessus.
Au portail principal, le sergent Thomas A. Deisenburger avait lui aussi des problèmes. Un petit homme en imperméable crasseux pointait sans arrêt le doigt vers lui en marmo
« Il faut que vous nous laissiez parler au responsable, c’est d’une importance vitale,disait Aziraphale. Je dois vraiment insisteril a raison, vous savez, je suis bien placée, s’il mentait, je le saurais, oui, merci, je pense que nous arriverions à quelque chose si vous aviez l’amabilité de me laisser poursuivretrès bien, merci,j’essayais simplement de me porter garante de vous. Oui ! HeucVous lui demandiez oui, très bienc bonc
— Tu le vois, mon doigt ? » hurla Shadwell. Il tenait encore en laisse un début de démence, mais ladite laisse s’effilochait à vue d’œil. « Tu le vois ? Ce doigt, mon p’tit gars, peut t’envoyer rejoindre ton créateur ! »
Le sergent Deisenburger contempla l’ongle noir et mauve brandi à quelques centimètres de son visage. En tant qu’arme bactériologique, il méritait d’être classé à un niveau impressio
Au téléphone, on ne captait plus que des parasites. On avait dit au sergent de ne pas quitter son poste. Sa blessure du Viêt Nam recommençait à le faire souffrir 53 . Il commença à se demander ce qu’abattre des civils non américains pourrait lui coûter.