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On peut imaginer quel poids cela m'ôta de l'esprit. Je me sentis de nouveau un homme libre, car je n'avais plus à lutter que contre les e

– Et maintenant, voyons ce petit calepin, dit sir Walter.

Son examen nous prit une grande heure. Je lui expliquai le chiffre, et il sut s'en servir tout de suite. Il corrigea ma lecture en divers passages, mais ma traduction se trouva correcte en gros. Dès avant la fin son visage revêtait un sérieux extrême, et il resta ensuite quelque temps silencieux.

– Je ne sais que faire, dit-il enfin. Il a raison sur un point – à savoir: ce qui va se passer après-demain. Comment diable cela a-t-il pu transpirer? Voilà déjà qui est assez mauvais. Mais tout ce qui concerne la guerre et la Pierre-Noire – cela me fait l'effet du pire mélo. Que n'ai-je plus de confiance dans le jugement de Scudder! L'e

«La Pierre-Noire, reprit-il. Der Schwarzstein. C'est comme dans les livraisons à deux sous. Et tout ce bourrage concernant Karolidès. C'est la partie faible de l'histoire, car je sais pertinemment que le vertueux Karolidès est capable de durer plus longtemps que nous deux. Aucun pays en Europe ne désire le voir disparaître. De plus, il vient de déployer ses talents à Berlin et à Vie

À ce moment le majordome pénétra dans la pièce.

– On vous demande au téléphone, de Londres, sir Walter. C'est Mr Heath, qui désire vous parler perso

Mon hôte s'en alla au téléphone.

Il revint au bout de cinq minutes, tout pâle.

– Je fais mes excuses aux mânes de Scudder, dit-il. Karolidès a été tué d'un coup de revolver, ce soir, quelques minutes avant 7 heures.

8 Où la pierre-noire apparaît

Le lendemain matin, après huit heures d'un sommeil sans rêves, je descendis pour déjeuner, et trouvai devant les rôties et les confitures sir Walter occupé à déchiffrer un télégramme. Ses fraîches couleurs de la veille semblaient un peu atténuées.

– J'ai passé une heure au téléphone après votre coucher, dit-il. J'ai engagé mon chef à parler au Premier Lord et au secrétaire de la guerre, et ils font venir Royer un jour plus tôt. Cette dépêche le confirme. Il sera à Londres à 5 heures. Bizarre que le mot du code pour sous-chef d'état-major général soit «Porcher».

Il me désigna les plats chauds et reprit:

– Je ne crois d'ailleurs pas que cela serve à grand-chose. Si vos bons amis ont été assez malins pour découvrir le premier arrangement, ils le seront encore pour découvrir sa modification. Je do

Tandis que je mangeais il continua de parler, et à mon éto

– Ne peut-on changer les dispositions? demandai-je.

– On pourrait, répondit-il. Mais nous voulons l'éviter, si possible. Elles sont le résultat d'un travail infini, et aucun succédané ne les vaudrait. D'ailleurs, sur certains points, tout changement est impossible. Néanmoins on pourrait faire quelque chose, si c'était absolument nécessaire. Mais vous voyez la difficulté, Ha

– Alors nous devons nous attacher aux pas du Français jusqu'à son retour chez lui, répliquai-je. S'ils croyaient pouvoir obtenir l'information à Paris, c'est là qu'ils essaieraient. Autrement dit, ils ont préparé à Londres quelque dessein machiavélique, dont ils escomptent le succès.

– Royer dîne avec mon chef, après quoi il vient chez moi, où quatre perso

Après le déjeuner, il me demanda si je savais conduire une auto.

– Eh bien! vous me servirez de chauffeur pour aujourd'hui et vous porterez la livrée de Hudson. Vous avez à peu près sa taille. Vous êtes intéressé dans cette affaire et nous ne devons rien laisser au hasard. Nos adversaires sont des hommes résolus à tout, qui ne respecteraient pas la retraite campagnarde d'un homme d'État surmené.

Lors de mon arrivée à Londres, j'avais acheté une auto, et je m'étais amusé à parcourir le sud de l'Angleterre, de sorte que je co

Son premier soin fut de me conduire à Scotland Yard. Un correct gentleman à figure rase de notaire nous y reçut.

[7] Ministère allemand de la marine.