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– Ah oui? Tu sais déjà ça?
– Oui, je le sais. Celui-là, c'est un tueur. Un tueur, tu m'entends bien? Bonsoir tout le monde.
23
Lundi, vers midi, Marc entendit une voiture s'arrêter devant leur grille. Il lâcha son crayon et se rua à sa fenêtre: Vandoosler sortait d'un taxi avec Alexan-dra. Il l'accompagna jusqu'à son pavillon et revint en chanto
Marc serra sa ceinture argentée, lissa son pantalon noir et serré. Alexandra n'était même pas venue les voir hier.
Et pourquoi serait-elle venue? Elle avait son pavillon à présent, son autonomie, sa liberté. C'était une fille très susceptible avec la liberté, fallait faire gaffe à ça. Elle avait tout de même passé le dimanche comme le lui avait recommandé Vandoosler le Vieux. Square avec Cyrille. Mathias l'avait vue jouer au ballon et avait fait une bo
Il entendit Vandoosler grimper les quatre étages. Il ne bougea pas, résolu à ne pas lui do
Le parrain était remonté sur sa chaise, tête sortie par le vasistas.
– Tu as l'air d'un imbécile comme ça, dit Marc. Qu'est-ce que tu attends? La réaction? La crotte de Pigeon? La baleine?
– Je ne te cause pas de tort, il me semble, dit Vandoosler en descendant de sa chaise. Pourquoi t'énerver?
– Tu fais l'important, l'indispensable. Tu fais le beau. Voilà ce qui m'énerve.
– Je suis d'accord avec toi, c'est agaçant. Tu en as pourtant l'habitude et en temps ordinaire tu t'en fous. Mais je m'occupe de Lex et ça t'énerve. Tu oublies que je ne veille sur la petite que pour éviter des bricoles qui risquent d'être désagréables pour tout le monde. Tu veux le faire tout seul? Tu n'as pas le métier. Et comme tu t'énerves et que tu n'écoutes pas ce que je te dis, tu ne risques pas de l'apprendre. Enfin, tu n'as aucune entrée auprès de Legue
– À quoi? dit Marc.
– Attends. C'est trop tôt.
– Tu attends la merde de pigeon?
– Appelle ça comme ça si tu veux.
– Tu es sûr qu'elle viendra?
– À peu près sûr. Alexandra s'est bien comportée à l'interrogatoire ce matin. Legue
Marc s'assit.
– Ils ont examiné la voiture de la tante Sophia, dit Vandoosler. Dans le coffre, ils ont ramassé deux cheveux. Aucun doute, ils provie
Vandoosler se frotta les mains et éclata de rire.
– Ça te fait rigoler? demanda Marc, atterré.
– Reste calme, jeune Vandoosler, combien de fois faudra-t-il que je te le répète? (Il rigola à nouveau et se servit à boire.) Tu en veux? proposa-t-il à Marc.
– Non merci. C'est très grave, ces cheveux. Et toi tu te marres. Tu me dégoûtes. Tu es cynique, malfaisant. A moins… À moins que tu ne penses qu'on ne peut rien en tirer? Après tout, c'était la voiture de Sophia, rien d'éto
– Dans le coffre?
– Pourquoi pas? Tombés d'un manteau.
– Sophia Siméonidis n'était pas comme toi. Elle n'aurait pas fourré ses manteaux à même un coffre. Non, je pensais à autre chose. Ne t'affole pas. Une enquête ne se joue pas en trois coups de dés. J'ai de la ressource. Et si tu veux bien faire l'effort de te calmer, de cesser de craindre que j'essaie d'enjôler Alexandra, dans un sens ou dans un autre, de te rappeler que je t'ai élevé en partie, et pas si mal que ça en dépit de tes co
Marc réfléchit un moment. L'histoire des cheveux l'inquiétait rudement. Le vieux avait l'air de savoir quelque chose là-dessus. De toute façon, inutile de se poser des questions, il n'avait pas envie de foutre son oncle à la porte. Ni son parrain. Cela restait la do
– Dis toujours, soupira Marc.
– Cet après-midi, je m'absente. Il y a interrogatoire de la maîtresse de Relivaux, puis nouvel interrogatoire de Relivaux lui-même. Je vais rôder par là. Il me faut une vigie ici pour la merde de pigeon, si elle survient. Tu vas prendre la surveillance à ma place.
– Ça consiste en quoi?
– A rester dans les lieux. Ne t'en va pas, même pas pour une course. On ne sait jamais. Et reste à ta fenêtre.
– Mais qu'est-ce que je dois surveiller, bon sang? Qu'attends-tu?
– Aucune idée. C'est pour ça qu'il faut rester vigilant. Même pour l'incident le plus anodin. C'est entendu?
– D'accord, dit Marc. Mais je ne vois pas où ça te mène. En tout cas, rapporte du pain et des œufs. Lucien fait cours jusqu'à six heures. C'est moi qui étais de courses.
– On a quelque chose pour déjeuner?
– Il reste du rôti assez moche. Si on allait plutôt au To
– C'est fermé le lundi. Et j'ai dit qu'on ne quittait pas la maison. Tu te souviens?
– Même pour bouffer?
– Même. On va finir ce rôti. Ensuite tu monteras à ta fenêtre et tu attendras. Ne prends pas un livre en même temps. Reste à ta fenêtre et regarde.
– Je vais m'emmerder, dit Marc.
– Mais non, il se passe des tas de choses dehors.
À partir de treize heures trente, Marc, maussade, se posta à sa fenêtre du second étage. Il flottait. Il passait d'ordinaire très peu de gens dans cette petite rue et encore moins quand il flottait. Très difficile de repérer quoi que ce soit sous des parapluies. Comme Marc l'avait pressenti, il ne se passa strictement rien. Deux dames passèrent dans un sens, un homme dans un autre. Puis le frère de Juliette poussa une reco