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Peut-être bien, près des sans-culottes passait-il pour un peu tiède, et près des sectio
Maintenant, pour le physique, pour le moral et pour le civisme combinés, Maurice avait assisté à la prise de la Bastille; il avait été de l’expédition de Versailles; il avait combattu comme un lion au 10 août, et, dans cette mémorable journée, c’était une justice à lui rendre, il avait tué autant de patriotes que de Suisses: car il n’avait pas plus voulu souffrir l’assassin sous la carmagnole que l’e
C’était lui qui, pour exhorter les défenseurs du château à se rendre et pour empêcher le sang de couler, s’était jeté sur la bouche d’un canon auquel un artilleur parisien allait mettre le feu; c’était lui qui était entré le premier au Louvre par une fenêtre, malgré la fusillade de cinquante Suisses et d’autant de gentilshommes embusqués; et déjà, lorsqu’il aperçut les signaux de capitulation, son terrible sabre avait entamé plus de dix uniformes; alors, voyant ses amis massacrer à loisir des priso
La guerre déclarée, Maurice s’enrôla et partit pour la frontière, en qualité de lieutenant, avec les quinze cents premiers volontaires que la ville envoyait contre les envahisseurs, et qui chaque jour devaient être suivis de quinze cents autres.
À la première bataille à laquelle il assista, c’est-à-dire à Jemmapes, il reçut une balle qui, après avoir divisé les muscles d’acier de son épaule, alla s’aplatir sur l’os. Le représentant du peuple co
Voilà quel était l’homme qui s’acheminait, le matin du 11 mars, vers la rue Lepelletier, et auquel notre histoire va do
Vers dix heures, Maurice arriva à la section dont il était le secrétaire.
L’émoi était grand. Il s’agissait de voter une adresse à la Convention pour réprimer les complots des girondins. On attendait impatiemment Maurice.
Il n’était question que du retour du chevalier de Maison-Rouge, de l’audace avec laquelle cet acharné conspirateur était rentré pour la deuxième fois dans Paris, où sa tête, il le savait cependant, était mise à prix. On rattachait à cette rentrée la tentative faite la veille au Temple, et chacun exprimait sa haine et son indignation contre les traîtres et les aristocrates.
Mais, contre l’attente générale, Maurice fut mou et silencieux, rédigea habilement la proclamation, termina en trois heures toute sa besogne, demanda si la séance était levée, et, sur la réponse affirmative, prit son chapeau, sortit et s’achemina vers la rue Saint-Honoré.
Arrivé là, Paris lui sembla tout nouveau. Il revit le coin de la rue du Coq, où, pendant la nuit, la belle inco
Maurice traversa les ponts et arriva bientôt dans la rue Victor, comme on l’appelait alors.
– Pauvre femme! murmura Maurice, qui n’a pas réfléchi hier que la nuit ne dure que douze heures et que son secret ne durerait probablement pas plus que la nuit. À la clarté du soleil, je vais retrouver la porte par laquelle elle s’est glissée, et qui sait si je ne l’apercevrai pas elle-même à quelque fenêtre?
Il entra alors dans la vieille rue Saint-Jacques, se plaça comme l’inco
Maurice rouvrit les yeux, vit les deux ruelles, l’une à sa droite et l’autre à sa gauche. Elles étaient fangeuses, mal pavées, garnies de barrières, coupées de petits ponts jetés sur un ruisseau. On y voyait des arcades en poutres, des recoins, vingt portes mal assurées, pourries. C’était le travail grossier dans toute sa misère, la misère dans toute sa hideur. Çà et là un jardin, fermé tantôt par des haies, tantôt par des palissades en échalas, quelques-uns par des murs; des peaux séchant sous des hangars et répandant cette odieuse odeur de ta
«Allons, se dit Maurice, j’ai rêvé. Ce cloaque ne peut avoir un instant servi de retraite à ma belle fée de cette nuit.»
Il y avait dans ce républicain farouche une poésie bien autrement réelle que dans son ami aux quatrains anacréontiques, puisqu’il rentra sur cette idée, pour ne pas ternir l’auréole qui éclairait la tête de son inco
– Adieu! dit-il, belle mystérieuse: tu m’as traité en sot ou en enfant. En effet, serait-elle venue ici avec moi si elle y demeurait? Non! elle n’a fait qu’y passer, comme un cygne sur un marais infect. Et, comme celle de l’oiseau dans l’air, sa trace est invisible.