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X – LA DÉLIVRANCE.

Cette tentative eut lieu pendant ma dernière a

J’eus plus d’immunités pendant cette dernière a

Comme j’étais arrivé en hiver, je devais être libéré en hiver, le jour a

– Allons, petit père Alexandre Pétrovitch! Vous allez bientôt être mis en liberté! Vous nous laisserez seuls, comme de pauvres diables.

– Eh bien! Martynof, avez-vous encore longtemps à attendre? lui demandai-je.

– Moi? eh! eh! Sept ans à trimer!…

Il soupire, s’arrête et regarde au loin d’un air distrait, comme s’il regardait dans l’avenir… Oui, beaucoup de mes camarades me félicitaient sincèrement et cordialement. Il me sembla même qu’on avait plus d’affabilité pour moi, je ne leur appartenais déjà plus, je n’étais plus leur pareil; aussi me disaient-ils adieu. K- tchinski, jeune noble polonais, de caractère doux et paisible, aimait à se promener comme moi dans la cour de la prison. Il espérait conserver sa santé en prenant de l’exercice et en respirant l’air frais, pour compenser le mal que lui faisaient les nuits étouffantes des casernes. «J’attends avec impatience votre mise en liberté, me dit-il un jour en souriant, comme nous nous promenions. Quand vous quitterez le bagne, je saurai alors qu’il me reste juste une a

Je dirai ici en passant que, grâce à la perpétuelle idéalisation, la liberté nous semblait plus libre que la liberté telle qu’elle est en réalité. Les forçats exagéraient l’idée de la liberté; cela est commun à tous les priso

La veille de ma libération, au crépuscule, je fis pour la dernière fois le tour de notre maison de force. Que de milliers de fois j’avais tourné autour de cette palissade pendant ces dix ans! J’avais erré là derrière les casernes pendant toute la première a

Oui, à qui la faute?

Le lendemain de cette soirée, de bon matin, avant qu’on se mit en rang pour aller au travail, je parcourus toutes les casernes, pour dire adieu aux forçats. Bien des mains calleuses et solides se tendirent vers moi avec bienveillance. Quelques-uns me do

Le tambour battit, et tous les forçats se rendirent aux travaux. Je restai seul. Souchilof s’était levé avant tout le monde, et se trémoussait afin de me préparer une dernière fois mon thé. Pauvre Souchilof! il pleura quand je lui do