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Enfin, tressaillements et convulsions s’arrêtèrent. M. Prohartchine allongea les jambes et s’en fut rendre compte de ses bo
Yaroslav Ilitch prit tout aussitôt sa place, Remniov et Zimoveikine se trouvant remis aux mains de qui de droit. Le commissaire posa quelques questions, s’empara fort adroitement du coffre que la logeuse se préparait à ouvrir, remit les bottes à leur place en faisant observer qu’elles étaient toutes trouées et hors d’usage, se fit remettre l’oreiller, appela Okéanov, demanda la clef du coffre qui se retrouva comme par hasard dans la poche de l’ivrogne Zimoveikine et ouvrit le réceptacle des trésors de Sémione Ivanovitch. Rien n’y manquait: il y avait bien là deux torchons, une paire de chaussettes, la moitié d’un mouchoir, un vieux chapeau, plusieurs boutons, de vieilles semelles et des tiges de bottes, en un mot toutes sortes de loques empestant le moisi. Il n’y avait guère de bon que le cadenas allemand. Sévèrement interpellé, Okéanov se déclara tout prêt à prêter serment. L’oreiller fut examiné: il n’offrait d’autre particularité que sa malpropreté singulière, mais, sous les autres rapports il était tout pareil à n’importe quel autre oreiller. On s’en prit alors au matelas; on commença de le soulever et on s’arrêtait pour réfléchir un instant quand un objet tomba lourdement sur le sol avec un bruit métallique. On le ramassa, on le tâta et l’on reco
– Hé! hé! hé! fit Yaroslav Ilitch en désignant l’endroit où le matelas était percé et par où passaient le crin et le coton dont il était farci. On y regarda de plus près et on vit que la déchirure, longue d’une demi-archine, avait été faite tout récemment avec un couteau qu’on découvrit dans le matelas en introduisant la main et qui n’était autre que le couteau de cuisine de la logeuse. Yaroslav Ilitch n’avait pas encore fini de prononcer un nouveau: «Hé! hé!» que tomba un second rouleau suivi de quelques pièces de mo
Un bout de bougie tout coulant éclairait là un tableau fort intéressant pour un observateur. Une dizaine de locataires étaient groupés autour du lit dans les plus pittoresques costumes, tout ébouriffés, non rasés, non débarbouillés et tout bouffis de sommeil. Les uns étaient fort pâles, les autres ruisselaient de sueur; les uns tremblaient de fièvre, les autres étaient secoués de frissons. Absolument hébétée, la logeuse se tenait là timide, les bras croisés dans l’attente du bon plaisir de Yaroslav Ilitch; tandis que, du haut du poêle, la servante Avdotia et la chatte favorite de la patro