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– Elle m’intéresse extrêmement, me dit tout bas M. Astley en montant à côté de moi.

– Elle co

Méchant homme que je suis! Une fois mon premier éto

La famille du général occupait un appartement au troisième étage. Je ne fis prévenir perso

On déposa le fauteuil de la babouschka juste au milieu du cabinet, à trois pas de son neveu. Dieu! je n’oublierai jamais cette scène! Le général était en train de faire un récit que de Grillet rectifiait. Depuis deux ou trois jours, j’avais remarqué que mademoiselle Blanche et de Grillet faisaient la cour au petit prince à la barbe du pauvre vieux. Tout le monde était de bo

À la vue de la babouschka, le général resta comme foudroyé, et, la bouche bée, s’arrêta au milieu d’un mot les yeux agrandis, comme fasciné. La babouschka restait aussi silencieuse, immobile. Mais quel regard! quel regard triomphant, provocant et railleur! Ils se regardèrent ainsi durant à peu près dix secondes. Ce silence était extraordinaire. De Grillet laissa voir le premier un trouble singulier. Mademoiselle Blanche levait les sourcils, ouvrait la bouche et contemplait la babouschka d’un air effarouché. Le prince et le savant, très surpris, considéraient ce tableau. Les yeux de Paulina exprimèrent d’abord un profond éto

Oui, c’était une catastrophe pour tous.

M. Astley se tenait à l’écart, tranquille, impassible comme toujours.

– Eh bien! me voici, au lieu du télégramme, dit enfin la babouschka. Quoi? Vous ne m’attendiez pas?

– Antonida Vassilievna… chère tante… mais comment donc?… murmura le pauvre général.

Si la babouschka avait plus longtemps gardé le silence, le malheureux homme serait certainement tombé frappé d’apoplexie.

– Comment? Eh! j’ai pris le train. Pourquoi donc sont faits les chemins de fer? Vous me croyiez tous déjà morte? Vous croyiez déjà palper l’héritage! Je sais tous les télégrammes que tu as envoyés. Que d’argent ils ont dû te coûter! Eh bien, j’ai pris mes jambes à mon cou et me voici… C’est le Français, M. de Grillet, je crois?

– Oui, madame, dit aussitôt de Grillet. Et croyez bien… je suis si enchanté… Votre santé… c’est un miracle!… Vous voir ici… une surprise charmante!…

– Oui, oui, charmante. Je te co

Cette jeune et élégante amazone avec sa cravache intriguait visiblement la babouschka.

– Est-elle d’ici?

– C’est mademoiselle Blanche de Comminges, et voici sa mère, madame de Comminges. Elles habitent ici, lui répondis-je.

– Elle est mariée, la demoiselle? demanda-t-elle sans autre cérémonie.

– Mademoiselle de Comminges est une jeune fille, répondis-je le plus humblement possible et à demi-voix.

– Elle est gaie?

Je fis semblant de n’avoir pas compris la question.

– On ne doit pas s’e

Je lui expliquai que mademoiselle de Comminges n’était venue qu’une fois en Russie.

– Bonjour, fit soudainement la babouschka, adressant la parole à mademoiselle Blanche.

– Bonjour, madame, dit mademoiselle Blanche en faisant une gracieuse révérence. Elle affectait la plus extrême politesse, sans pouvoir dissimuler l’éto

– Oh! elle baisse les yeux et fait la grimace! On devine vite quel oiseau c’est là! Quelque actrice… J’ai pris mon appartement dans ton hôtel, continua-t-elle en s’adressant au général. Je suis ta voisine. Cela te va-t-il?

– Oh! ma tante! Croyez à la sincérité de mon dévouement… de ma satisfaction…

Le général commençait à reprendre ses esprits. Il savait, à l’occasion, affecter une certaine sole

– Nous étions si inquiets au sujet de votre santé… Nous recevions des télégrammes si désespérés! Mais vous voici…

– Mensonges! mensonges! interrompit brusquement la babouschka.

– Mais comment avez-vous pu?… se hâta de reprendre le général en faisant comme s’il n’avait pas entendu ce catégorique «mensonges!» – comment avez-vous pu vous décider à entreprendre un tel voyage? Convenez qu’à votre âge, dans l’état de votre santé… Certes, il y a lieu de s’éto

– Bon, bon! assez! Tout ce bavardage est inutile. Je n’ai pas besoin de vous tous pour avoir une «saison agréable». Pourtant je ne vous fuis pas, j’oublie le mal… Bonjour, Praskovia! Et toi, que fais-tu ici?

– Bonjour, babouschka, dit Paulina en s’avançant. Y a-t-il longtemps que vous êtes partie?

– Voici la première question raiso