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Dolly, en quittant le jardin, se trouva devant un grand édifice en briques rouges, d’une architecture assez compliquée, et dont le toit étincelait au soleil; une autre construction s’élevait à côté.
«L’ouvrage avance rapidement, remarqua Swiagesky; la dernière fois que je suis venu, le toit n’était pas encore posé.
– Ce sera terminé pour l’automne, car l’intérieur est presque achevé, dit A
– Que construisez-vous de nouveau?
– Un logement pour le médecin et une pharmacie», répondit Wronsky; et, voyant approcher l’architecte, il alla le rejoindre en s’excusant auprès des dames. L’entretien fini, il offrit à Dolly de visiter l’intérieur du bâtiment.
Un large escalier de fonte conduisait au premier étage, où d’immenses fenêtres éclairaient de belles chambres aux murs recouverts de stuc, dont les parquets restaient seuls à terminer.
Wronsky expliqua la distribution des pièces, le système de ventilation et de chauffage, fit admirer aux visiteurs les baignoires en marbre et les lits à sommier, les brancards pour transporter les malades et les fauteuils roulants. Swiagesky, et surtout Dolly éto
«Cet hôpital sera le seul de son genre en Russie», remarqua Swiagesky, très capable d’apprécier les perfectio
Dolly s’intéressa à tout. Wronsky, heureux de l’approbation qu’on lui témoignait et plein d’une animation sincère, lui fit une impression excellente. «Il est vraiment bon et digne d’être aimé», pensa-t-elle, et elle comprit A
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«La princesse doit être fatiguée, et les chevaux ne l’intéressent peut-être guère, – fit remarquer Wronsky à A
– Bien volontiers, car je ne me co
«Je ne me trompe pas, n’est-ce pas, en vous croyant une sincère amie d’A
Dolly fut prise d’inquiétude; qu’allait-il lui demander? De venir chez eux avec ses enfants? De former un cercle à A
«A
– Oui, mais…
– Perso
– Certainement; mais ne vous exagérez-vous pas ces difficultés? dit Dolly, touchée de la sincérité avec laquelle il lui parlait: dans le monde cela peut être pénible…
– C’est l’enfer! Rien ne peut vous do
– Mais ici? et puisque ni elle ni vous n’éprouvez le besoin d’une vie mondaine?
– Quel besoin puis-je en avoir! s’écria Wronsky avec mépris.
– Vous vous en passez facilement et vous en passerez peut-être toujours; quant à A
«Oui, mais ce bonheur durera-t-il? dit Wronsky; j’ai peur de ce qui nous attend dans l’avenir. Avons-nous bien ou mal agi?… Le sort en est jeté, nous sommes liés pour la vie. Nous avons un enfant et pouvons en avoir d’autres, auxquels la loi réserve des sévérités qu’A
– Qu’il me naisse un fils demain, ce sera toujours un Karénine, qui ne pourra hériter ni de mon nom ni de mes biens! Comprenez-vous que cette pensée me soit odieuse? Eh bien, A
Il se tut, en proie à une vive émotion.
«Mais que peut faire A
– Vous touchez au sujet principal de notre entretien, dit le comte, cherchant à reprendre du calme. A
– Bien volontiers, dit Dolly, se rappelant son entretien avec Karénine; mais comment n’y songe-t-elle pas d’elle-même? – pensa-t-elle. Et le clignement d’yeux d’A
– Oui, certainement, je lui parlerai», répéta Dolly, répondant au regard reco