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– On vivotte avec son mari, ma chère, on ne vit qu’avec son amant, lui disait sa belle-sœur, la marquise de Vandenesse.
– Le mariage, mon enfant, est notre purgatoire; l’amour est le paradis, disait lady Dudley.
– Ne la croyez pas, s’écriait la duchesse de Grandlieu, c’est l’enfer.
– Mais c’est un enfer où l’on aime, faisait observer la marquise de Rochegude. On a souvent plus de plaisir dans la souffrance que dans le bonheur, voyez les martyrs.
– Avec un mari, petite niaise, nous vivons pour ainsi dire de notre vie; mais aimer, c’est vivre de la vie d’un autre, lui disait la marquise d’Espard.
– Un amant, c’est le fruit défendu, mot qui pour moi résume tout, disait en riant la jolie Moïna de Saint-Hérem.
Quant elle n’allait pas à des raoûts diplomatiques ou au bal chez quelques riches étrangers, comme lady Dudley ou la princesse Galathio
La société la plus amusante, mais la plus mêlée, des salons où allait madame Félix de Vandenesse, se trouvait chez la comtesse de Montcornet, charmante petite femme qui recevait les artistes illustres, les sommités de la finance, les écrivains distingués, mais après les avoir soumis à un si sévère examen, que les plus difficiles en fait de bo
Raoul, rendons-lui cette justice, offre dans sa perso