Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 87 из 124

– Vos hommes, capitaine, font donc ici le métier de mineurs?

– Précisément. Ces mines s’étendent sous les flots comme les houillères de Newcastle. C’est ici que, revêtus du scaphandre, le pic et la pioche à la main, mes hommes vont extraire cette houille, que je n’ai pas même demandée aux mines de la terre. Lorsque je brûle ce combustible pour la fabrication du sodium, la fumée qui s’échappe par le cratère de cette montagne lui do

– Et nous les verrons à l’œuvre, vos compagnons?

– Non, pas cette fois, du moins, car je suis pressé de continuer notre tour du monde sous-marin. Aussi, me contenterai-je de puiser aux réserves de sodium que je possède. Le temps de les embarquer, c’est-à-dire un jour seulement, et nous reprendrons notre voyage. Si donc vous voulez parcourir cette caverne et faire le tour du lagon, profitez de cette journée, monsieur Aro

Je remerciai le capitaine, et j’allai chercher mes deux compagnons qui n’avaient pas encore quitté leur cabine. Je les invitai à me suivre sans leur dire où ils se trouvaient.

Ils montèrent sur la plate-forme. Conseil, qui ne s’éto

Après déjeuner, vers dix heures, nous descendions sur la berge.

«Nous voici donc encore une fois à terre, dit Conseil.

– Je n’appelle pas cela «la terre», répondit le Canadien. Et d’ailleurs, nous ne sommes pas dessus, mais dessous.»

Entre le pied des parois de la montagne et les eaux du lac se développait un rivage sablo

Le sol s’élevait sensiblement en s’éloignant du relais des flots, et nous Mmes bientôt arrivés à des rampes longues et sinueuses, véritables raidillons qui permettaient de s’élever peu à peu, mais il fallait marcher prudemment au milieu de ces – conglomérats, qu’aucun ciment ne reliait entre eux, et le pied glissait sur ces trachytes vitreux, faits de cristaux de feldspath et de quartz.

La nature volcanique de cette énorme excavation s’affirmait de toutes parts. Je le fis observer à mes compagnons.

«Vous figurez-vous, leur demandai-je, ce que devait être cet ento

– Je me le figure parfaitement, répondit Conseil. Mais monsieur me dira-t-il pourquoi le grand fondeur a suspendu son opération, et comment il se fait que la fournaise est remplacée par les eaux tranquilles d’un lac?

– Très probablement, Conseil, parce que quelque convulsion a produit au-dessous de la surface de l’Océan cette ouverture qui a servi de passage au Nautilus. Alors les eaux de l’Atlantique se sont précipitées à l’intérieur de la montagne. Il y a eu lutte terrible entre les deux éléments, lutte qui s’est terminée à l’avantage de Neptune. Mais bien des siècles se sont écoulés depuis lors, et le volcan submergé s’est changé en grotte paisible.

– Très bien, répliqua Ned Land. J’accepte l’explication, mais je regrette, dans notre intérêt, que cette ouverture dont parle monsieur le professeur ne soit pas produite au-dessus du niveau de la mer.

– Mais, ami Ned, répliqua Conseil, si ce passage n’eût pas été sous-marin, le Nautilus n’aurait pu y pénétrer!

– Et j’ajouterai, maître Land, que les eaux ne se seraient pas précipitées sous la montagne et que le volcan serait resté volcan. Donc vos regrets sont superflus.»

Notre ascension continua. Les rampes se faisaient de plus en plus raides et étroites. De profondes excavations les coupaient parfois, qu’il fallait franchir. Des masses surplombantes voulaient être tournées. On se glissait sur les genoux, on rampait sur le ventre. Mais, l’adresse de Conseil et la force du Canadien aidant, tous les obstacles furent surmontés.

A une hauteur de trente mètres environ, la nature du terrain se modifia, sans qu’il devînt plus praticable. Aux conglomérats et aux trachytes succédèrent de noirs basaltes; ceux-ci étendus par nappes toutes grumelées de soufflures; ceux-là formant des prismes réguliers, disposés comme une colo

Cependant, notre marche ascensio

Nous étions arrivés au pied d’un bouquet de drago

«Ah! monsieur, une ruche!

– Une ruche! répliquai-je, en faisant un geste de parfaite incrédulité.

– Oui! une ruche, répéta le Canadien, et des abeilles qui bourdo

Je m’approchai et je dus me rendre à l’évidence. Il y avait là, à l’orifice d’un trou creusé dans le trou d’un drago

Tout naturellement, le Canadien voulut faire sa provision de miel, et j’aurais eu mauvaise grâce à m’y opposer. Une certaine quantité de feuilles sèches mélangées de soufre s’allumèrent sous l’étincelle de son briquet, et il commença à enfumer les abeilles. Les bourdo