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VIII

Importance de Joe. – Le commandant du «Resolute». – L’arsenal de Ke

Vers le 10 février, les préparatifs touchaient à leur fin, les aérostats renfermés l’un dans l’autre étaient entièrement terminés; ils avaient subi une forte pression d’air refoulé dans leurs flancs; cette épreuve do

Joe ne se sentait pas de joie; il allait incessamment de Greek street aux ateliers de MM. Mittchell, toujours affairé, mais toujours épanoui, do

Le 16 février, le Resolute vint jeter l’ancre devant Greenwich. C’était un navire à hélice du port de huit cents to

La cale du Resolute fut aménagée de manière à loger l’aérostat; il y fut transporté avec les plus grandes précautions dans la journée du 18 février; on l’emmagasina au fond du navire, de manière à prévenir tout accident; la nacelle et ses accessoires, les ancres, les cordes, les vivres, les caisses à eau que l’on devait remplir à l’arrivée, tout fut arrimé sous les yeux de Fergusson.

On embarqua dix to

Ces divers préparatifs se terminèrent le 18 février au soir. Deux cabines confortablement disposées attendaient le docteur Fergusson et son ami Ke

Les trois voyageurs s’installèrent à bord dans la journée du 19 février; ils furent reçus avec une grande distinction par le capitaine et ses officiers, le docteur toujours assez froid, uniquement préoccupé de son expédition, Dick ému sans trop vouloir le paraître, Joe bondissant, éclatant en propos burlesques; il devint promptement le loustic du poste des maîtres, où un cadre lui avait été réservé.

Le 20, un grand dîner d’adieu fut do

À sa grande confusion, Dick Ke

Dick rougit beaucoup, ce qui passa pour de la modestie: les applaudissements redoublèrent, Dick rougit encore davantage.

Un message de la reine arriva au dessert; elle présentait ses compliments aux deux voyageurs et faisait des vœux pour la réussite de l’entreprise.

Ce qui nécessita de nouveau toasts «à Sa Très Gracieuse Majesté.»

À minuit, après des adieux émouvants et de chaleureuses poignées de mains, les convives se séparèrent.

Les embarcations du Resolute attendaient au pont de Westminster; le commandant y prit place en compagnie de ses passagers et de ses officiers, et le courant rapide de la Tamise les porta vers Greenwich.

À une heure, chacun dormait à bord.

Le lendemain, 21 février, à trois heures du matin, les fourneaux ronflaient; à cinq heures, on levait l’ancre, et sous l’impulsion de son hélice, le Resolute fila vers l’embouchure de la Tamise.

Nous n’avons pas besoin de dire que les conversations du bord roulèrent uniquement sur l’expédition du docteur Fergusson. À le voir comme à l’entendre, il inspirait une telle confiance que bientôt, sauf l’Écossais, perso

Pendant les longues heures inoccupées du voyage, le docteur faisait un véritable cours de géographie dans le carré des officiers. Ces jeunes gens se passio

L’intérêt des auditeurs de Fergusson fut excité surtout quand il leur fit co

En général, on s’éto

«Cela vous surprend, répondit Fergusson.

– Sans doute.

– Mais quelle durée supposez-vous donc qu’aura mon voyage? Des mois entiers? C’est une grande erreur; s’il se prolongeait, nous serions perdus, nous n’arriverions pas. Sachez donc qu’il n’y a pas plus de trois mille cinq cents, mettez quatre mille milles [16] de Zanzibar à la côte du Sénégal. Or, à deux cent quarante milles [17] par douze heures, ce qui n’approche pas de la vitesse de nos chemins de fer, en voyageant jour et nuit, il suffirait de sept jours pour traverser l’Afrique.

[16] Environ 1400 lieues.

[17] Cent lieues. Le docteur compte toujours par milles géographiques de 60 au degré.