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– Viens à Brême avec nous. Tu co

Le chat accepta et les accompagna.

Les trois fugitifs arrivèrent à une ferme. Le coq de la maison était perché en haut du portail et criait de toutes ses forces.

– Tu cries à nous casser les oreilles, dit l’âne. Que t’arrive-t-il donc?

– J’ai a

– Eh! quoi, Chanteclair, dit l’âne, viens donc avec nous. Nous allons à Brême; tu trouveras n’importe où quelque chose de préférable à ta mort. Tu as une bo

Le coq accepta ce conseil et tous quatre se remirent en chemin.

Mais il ne leur était pas possible d’atteindre la ville de Brême en une seule journée. Le soir, ils arrivèrent près d’une forêt où ils se décidèrent à passer la nuit. l’âne et le chien se couchèrent au pied d’un gros arbre, le chat et le coq s’installèrent dans les branches. Le coq monta jusqu’à la cime. Il pensait s’y trouver en sécurité. Avant de s’endormir, il jeta un coup d’œil aux quatre coins de l’horizon. Il vit briller une petite lumière dans le lointain. Il appela ses compagnons et leur dit qu’il devait se trouver quelque maison par là, on y voyait de la lumière. L’âne dit:

– Levons-nous et allons-y; ici, le gîte et le couvert ne sont pas bons.

Le chien songea que quelques os avec de la viande autour lui feraient du bien. Ils se mirent donc en route en direction de la lumière et la virent grandir au fur et à mesure qu’ils avançaient. Finalement, ils arrivèrent devant une maison brillamment éclairée, qui était le repaire d’une bande de voleurs.

L’âne, qui était le plus grand, s’approcha de la fenêtre et regarda à l’intérieur.

– Que vois-tu, Grison? demanda le coq.

– Ce que je vois? répondit l’âne: une table servie avec mets et boissons de bo

– Voilà ce qu’il nous faudrait, repartit le coq.

– Eh! oui, dit l’âne, si seulement nous y étions!

Les quatre compagnons délibérèrent pour savoir comment ils s’y prendraient pour chasser les voleurs. Finalement, ils découvrirent le moyen: l’âne appuierait ses pattes de devant sur le bord de la fenêtre, le chien sauterait sur son dos et le chat par-dessus. Le coq se percherait sur la tête du chat. Quand ils se furent ainsi installés, à un signal do

Quand minuit fut passé, les voleurs virent de loin que la lumière avait été éteinte dans la maison et que tout y paraissait tranquille. Leur capitaine dit:

– Nous n’aurions pas dû nous laisser mettre à la porte comme ça.

Il ordo

– Cocorico!

Le voleur s’enfuit aussi vite qu’il le pouvait vers ses camarades, et dit au capitaine:

– Il y a dans la maison une affreuse sorcière qui a soufflé sur moi et m’a griffé le visage de ses longs doigts. Devant la porte, il y avait un homme avec un couteau: il m’a blessé aux jambes. Dans la cour, il y a un monstre noir: il m’a frappé avec une massue de bois. Et sur le toit, il y avait un juge de paix qui criait: «Qu’on m’amène le coquin!» J’ai fait ce que j’ai pu pour m’enfuir.

À partir de ce moment-là, les voleurs n’osèrent plus retourner à la maison. Quant aux quatre musiciens de Brême, ils s’y plurent tant qu’ils y restèrent. Le dernier qui me l’a raconté en fait encore des gorges chaudes.

La Nixe ou la Dame des Eaux

Un jeune garçon et sa petite sœur jouaient au bord d’une fontaine, et voilà qu’il tombèrent dedans. Au fond, il y avait une nixe. C’est le nom qu’on do

– À présent, je vous tiens, leur dit-elle, et vous allez maintenant travailler dur pour moi!

Elle les entraîna avec elle. À la fillette, elle do

À son retour de l’église, la nixe vit que les oiseaux n’étaient plus au nid et se lança à leur poursuite avec des bons énormes. Mais les enfants la virent venir de loin, et la fillette jeta une brosse derrière elle; la brosse se multiplia et se dressa en une immense montagne de brosses avec une infinité de piquants, des milliers et des milliers de piquants pointus que la nixe dut escalader à grand-peine, mais qu’elle finit tout de même par escalader. Voyant qu’elle avait franchi ce Mont des Brosses, le garço