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Vulcain me fit une description très détaillée de l’Etna. Il m’expliqua comme quoi cette montagne n’était qu’un amas de cendres sorties de la fournaise; qu’il était souvent obligé de sévir contre ses ouvriers; qu’alors, dans sa colère, il leur jetait des charbons ardents qu’ils paraient avec une grande adresse en les laissant passer sur la terre, afin de le laisser épuiser ses munitions. «Nos dissensions, ajouta-t-il, durent quelquefois plusieurs mois, et les phénomènes qu’elles produisent à la surface de la terre sont ce que vous appelez, je crois, des éruptions. Le mont Vésuve est également une de mes forges: une galerie de trois cent cinquante milles de longueur m’y conduit en passant sous le lit de la mer: là aussi des dissensions semblables amènent sur la terre des accidents analogues.»

Si je me plaisais à la conversation instructive du mari, je goûtais encore davantage la société de la femme, et je n’aurais peut-être jamais quitté ce palais souterrain, si quelques mauvaises langues n’avaient mis la puce à l’oreille au seigneur Vulcain, et n’avaient allumé dans son cœur le feu de la jalousie. Sans me prévenir le moins du monde, il me saisit un matin au collet, comme j’assistais la belle déesse à sa toilette, et m’emmena dans une chambre que je n’avais pas encore vue: là il me tint suspendu au-dessus d’une espèce de puits profond, et me dit: «Ingrat mortel, retourne dans le monde d’où tu es venu!»

Je regardai tout autour de moi, mais je ne voyais de tous côtés que de l’eau. La température était tout autre que celle à laquelle je m’étais accoutumé chez le seigneur Vulcain. Enfin je découvris à quelque distance un objet qui avait l’apparence d’un énorme rocher, et qui semblait se diriger vers moi: je reco

Je me fis do

Je m’enquis ensuite du but de leur voyage. Ils me répondirent qu’ils faisaient une expédition de découverte et que si ce que je leur avais raconté était vrai, leur but était atteint. Nous nous trouvions précisément sur la route qu’avait suivie le capitaine Cook, et nous arrivâmes le lendemain à Botany Bay, lieu où le gouvernement anglais devrait envoyer non pas ses mauvais garnements pour les punir, mais des ho

Nous ne restâmes que trois jours à Botany Bay. Le quatrième jour après notre départ il s’éleva une effroyable tempête qui déchira toutes nos voiles, rompit notre beaupré, abattit notre mât de perroquet, lequel tomba sur la cahute où était enfermée notre boussole et la mit en pièces. Quiconque a navigué sait quelles peuvent être les conséquences d’un pareil accident. Nous ne savions plus où nous étions, ni où aller. Enfin la tempête s’apaisa, et fut suivie d’une bo

Bientôt après nous aperçûmes la terre, et à quelque distance un port vers lequel nous nous dirigeâmes et que nous trouvâmes spacieux et profond. Au lieu d’eau, il était rempli d’un lait exquis. Nous descendîmes à terre et nous vîmes que l’île tout entière consistait en un immense fromage. Nous ne nous en serions peut-être pas aperçus, si une circonstance particulière ne nous avait mis sur la trace. Nous avions sur notre navire un matelot qui professait pour le fromage une antipathie naturelle. En posant le pied sur la terre, il tomba évanoui. Quand il revint à lui, il demanda qu’on retirât le fromage de dessous ses pieds; on vérifia, et on reco

Il croissait sur cette île, ou plutôt sur ce fromage, une grande quantité de blé dont les épis, semblables à des champignons, contenaient des pains tout cuits et prêts à être mangés. En traversant ce fromage nous rencontrâmes sept fleuves de lait et deux de vin.

Après un voyage de seize jours, nous atteignîmes le rivage opposé à celui où nous avions abordé. Nous trouvâmes dans cette partie de l’île des plaines entières de ce fromage bleu à force de vieillesse, dont les amateurs font si grand cas. Mais, au lieu d’y rencontrer des vers, on y voyait croître de magnifiques arbres fruitiers, tels que cerisiers, abricotiers, pêchers, et vingt autres espèces que nous ne co