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Et le delegato arrive. Il est enchanté, malgré qu’il n’ait point pris le temps de finir de déjeuner. Un crime! un vrai crime! dans le château d’Hercule! Il rayo
«Et comment cela est-il arrivé? fait-il, encourageant et goûtant déjà au plaisir d’avoir une bo
Ici il s’arrête, mais nous finissons la phrase:
«M. le juge d’instruction va être bien content!» Il brosse de la main la poussière blanche qui couvre ses genoux, il s’éponge le front, il répète: «C’est incroyable!» avec un accent du Midi qui double son allégresse. Mais il reco
«Ah! docteur! vous arrivez bien! Examinez-moi cette blessure-là et dites-moi ce que vous pensez d’un pareil coup de couteau! Surtout, autant que possible, ne changez pas le cadavre de place avant l’arrivée de M. le juge d’instruction.»
Le docteur sonde la plaie et nous do
Sur la prière du delegato, nous sommes entrés tous dans la Tour Carrée. Nous nous sommes installés dans le salon du vieux Bob où va commencer l’enquête et où nous racontons chacun à tour de rôle ce que nous avons vu et entendu. La mère Bernier est interrogée la première. Mais on n’en tire rien. Elle déclare ne rien savoir. Elle était enfermée dans la chambre du vieux Bob, veillant le blessé, quand nous sommes entrés comme des fous. Elle était là depuis plus d’une heure, ayant laissé son mari dans la loge de la Tour Carrée, en train de travailler à tresser une corde! Chose curieuse, je m’intéresse en ce moment moins à ce qui se passe sous mes yeux et à ce qui se dit qu’à ce que je ne vois pas et que j’attends… Mrs. Edith va-t-elle parler?… Elle regarde obstinément par la fenêtre ouverte. Un gendarme est resté auprès de ce cadavre sur la figure duquel on a posé un mouchoir. Mrs. Edith, comme moi, ne prête qu’une médiocre attention à ce qui se passe dans le salon devant le delegato. Son regard continue à faire le tour du cadavre.
Les exclamations du delegato nous font mal aux oreilles. Au fur et à mesure que nous nous expliquons, l’éto
On l’interroge… Elle a déjà la bouche ouverte pour répondre, quand on entend la voix tranquille de Rouletabille:
«Regardez au bout de l’ombre de l’eucalyptus.
– Qu’est-ce qu’il y a au bout de l’ombre de l’eucalyptus? demande le delegato.
– L’arme du crime!» réplique Rouletabille.
Il saute par la fenêtre, dans la cour, et ramasse parmi d’autres cailloux ensanglantés, un caillou brillant et aigu. Il le brandit à nos yeux.
Nous le reco
XIX Rouletabille fait fermer les portes de fer.
L’arme du crime appartenait au prince Galitch, mais il ne faisait de doute pour perso