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Convaincu que Griffon le Blanc doit gagner le prix de cette seconde joute, comme il a gagné celui de la première, et que l’ho

Les armes qui, dans la précédente joute, devaient échoir à Griffon, vainqueur de tous ses adversaires, et que Martan avait usurpées en se faisant passer pour Griffon, avaient été suspendues, par ordre du roi, devant son estrade, avec l’épée richement ornée. La masse pendait à l’arçon du destrier. Tout cela devait être do

Mais ses intentions ne furent pas remplies, grâce à la magnanime guerrière qui venait d’arriver sur la place avec Astolphe et le brave Sanso

Cependant elle les avait un jour laissées sur la route, parce qu’elles l’empêchaient de courir après Brunel, ce larron digne de la corde, qui lui avait ravi sa bo

Sachez aussi qu’une fois qu’elle les eut reco

La violence avec laquelle elle les a saisies en fait tomber une partie à terre, l’autre lui reste à la main. Le roi, qui se tient pour vivement offensé, lève un regard plein de courroux, et le peuple saisit les lances et les épées pour venger une injure qu’il ne saurait supporter, sans se rappeler ce qu’il lui en a coûté, quelques jours auparavant, de chercher querelle aux chevaliers errants.

L’enfant, à la saison nouvelle, ne court pas avec plus de plaisir parmi les fleurs vermeilles d’azur et d’or; une dame, brillante de parure, ne se plaît pas mieux au son des instruments invitant à la danse, que Marphise n’éprouve de plaisir et d’assurance au milieu du fracas des armes et des chevaux, des lances et des épées aux pointes aiguës, prêtes à répandre le sang et la mort.

Elle pousse son cheval, et fond, impétueuse, la lance basse, sur la foule insensée. Elle transperce l’un à la gorge, l’autre en pleine poitrine; elle jette à terre, au premier choc, tantôt celui-ci, tantôt celui-là. Puis elle frappe avec son épée sur tous à la fois, et tranche les têtes, perce les flancs, coupe les bras ou les mains.

L’ardent Astolphe et le vaillant Sanso

Les chevaliers de nations diverses, qui sont venus pour prendre part à des joutes, voient avec stupéfaction les armes employées à satisfaire une telle fureur, et les jeux auxquels ils croyaient assister se changer en luttes sanglantes – ils ignoraient le motif de la colère du peuple et l’injure grossière faite au roi – et restent indécis et stupéfaits.

Quelques-uns, ayant voulu venir en aide à la foule, ne tardent pas à s’en repentir; d’autres, qui se soucient peu de ce qui peut arriver à une ville où ils sont étrangers, se préparent à partir. Les plus sages tie

Tous deux avaient vu le roi, dont les yeux étaient injectés de sang et ivres de colère. Ils avaient appris, par ceux qui les entouraient, le motif de la querelle, et Griffon avait compris que l’injure ne s’adressait pas moins à lui qu’au roi Norandin. Son frère et lui s’étaient fait apporter en toute hâte leurs lances, et ils accouraient, furieux, à la vengeance.

D’un autre côté s’en venait Astolphe, devançant tous les autres, et épero

Les chevaliers les plus renommés et les plus vaillants vident la selle sous la lance de Sanso

Astolphe et Sanso

Dès qu’ils ont rattrapé leurs chevaux et qu’ils sont remontés en selle, ils courent en toute hâte derrière leurs e

À peine arrivé, il reco

Et pourquoi ils ont jeté à terre les armes du tournoi, et montré ainsi si peu de respect pour le roi. Le duc d’Angleterre fait co

Pendant que Griffon est avec le paladin, Aquilant s’approche, reco

L’un d’eux, apprenant que c’est là Marphise, dont la renommée est si grande par le monde, tourne bride et court prévenir Norandin que s’il ne veut pas perdre en ce jour tous les chevaliers qui forment sa cour, il fera bien, avant qu’ils soient tous occis, de les arracher des mains de Tisiphone et de la mort, car c’est vraiment Marphise qui lui a enlevé l’armure sur la place du tournoi.

Norandin, à ce nom redouté dans tout le Levant, et qui faisait dresser les cheveux des plus braves même à distance, reco