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Nicolas, Philippe et Jean furent surpris par un pion, et punis ensemble. Ils devinrent ainsi les meilleurs amis de l'orphelinat. On les trouvait le plus souvent au réfectoire, devant la télé. Ils en étaient à regarder, ce jour-là, un épisode de l'inusable série «Extraterrestre et fier de l'être». Ils glapirent et se poussèrent du coude en voyant que ça racontait l'arrivée de cosmonautes sur une planète habitée par des fourmis géantes.
— Bonjour, nous sommes des Terriens.
— Bonjour, nous sommes des fourmis géantes de la planète Zgû.
Pour le reste le scénario était relativement banal: les fourmis géantes étaient télépathes. Elles envoyaient des messages aux Terriens leur ordo
Tout doit se dérouler vers midi au point le plus élevé de la Cité.
Dès les premières tiédeurs de l'aurore, les artilleuses se sont installées dans les niches de protection qui forment comme une couro
Les ouvrières ne l'en bicho
La 56e femelle, elle, est encore intacte. Elle sautille d'une brindille à l'autre en faisant bien attention de ne pas tomber et de ne pas abîmer ses ailes délicates. Une sœur qui chemine à ses côtés sollicite un contact ante
56e ne répond pas. Elle repense à 327e, à l'énigme de 1 «arme secrète». Tout est fini. Plus de cellule de travail. En tout cas pour les deux sexués. Toute l'affaire est désormais entre les griffes de 103 683e.
Elle se remémore avec nostalgie les événements.
Le mâle fugitif qui débarque dans sa loge…
sans passeports!
Leur première communication absolue.
Leur rencontre avec 103 683e.
Les tueuses au parfum de roche.
La course dans les bas-fonds de la Cité.
La cachette remplie des cadavres de ce qui aurait pu être leur «légion».
La lomechuse.
Le passage secret dans le granit…
Tout en marchant, elle remue les souvenirs et s'estime privilégiée. Aucune de ses sœurs n'a vécu de telles aventures, avant même d'avoir quitté la Cité.
Les tueuses aux odeurs de roche… La lomechuse… Le passage secret dans le granit…
La folie ne peut rien expliquer, s'agissant d'individus aussi nombreux. Des mercenaires espio
Resterait de toute façon un point qui ne cadre avec rien: pourquoi y a-t-il des réserves de nourriture sous le plancher de la Cité? Pour nourrir les espio
Et cette surprenante lomechuse. C'est un animal de surface. Il est impossible qu'elle soit descendue par ses propres moyens à l'étage — 50. On l'a donc transportée. Mais dès qu'on approche cet insecte, on est captivé par ses effluves. Il faut donc un groupe assez fort, pour envelopper le monstre dans des feuilles souples et le transbahuter discrètement jusqu'en bas. Plus elle y pense, plus elle se rend compte que cela suppose des moyens considérables. Et en fait, à bien regarder les choses en face, tout se passe comme si une partie de la Meute avait un secret, qu'elle protégeait farouchement contre ses propres sœurs. Des contacts inco
Ça y est, bon sang, elle a compris! Elle s'élance à contre-courant. Pourvu qu'il ne soit pas trop tard!
EDUCATION: L'éducation des fourmis se fait selon les étapes suivantes.
— Du premier au dixième jour, la plupart desjeunes s'occupent de la reine pondeuse. Ils la soignent, la lèchent, la caressent. En retour, celle-ci les badigeo
— Du onzième au vingtième jour, les ouvrières obtie
— Du vingt et unième au trentième jour, elles surveillent et nourrissent les larves cadettes.
— Du trente et unième au quarantième jour, elles vaquent aux tâches domestiques et de voirie tout en continuant à soigner la reine mère et les nymphes.
— Le quarantième jour est une date importante. Jugées suffisamment expérimentées, les ouvrières ont le droit de sortir de la Cité.
— Du quarantième au cinquantième jour, elles servent de gardie
— Du cinquantième au dernier jour de leur vie, elles peuvent accéder à l'occupation la plus passio
Nota: dès le onzième jour les sexués ne sont plus astreints au travail. Ils restent le plus souvent oisifs, consignés dans leurs quartiers jusqu'au jour du vol nuptial.
Edmond Wells
Encyclopédie du savoir relatif et absolu.
Le 327e mâle se prépare lui aussi. Dans le champ de ses ante