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Un des représentants de cette société moye
Il y avait enfin un poète et littérateur d’origine allemande, mais d’inspiration russe; c’était un homme d’environ trente-huit ans, d’allures parfaitement convenables: on pouvait sans appréhension l’introduire dans la bo
Telle était la société que le prince prit pour la mo
Mais le prince ne voyait ni l’envers ni les dessous de la situation. Aglaé n’avait pas prévu ce mécompte. Elle-même avait brillé de toute sa beauté pendant cette soirée. Les trois jeunes filles étaient en toilette, mais leur mise n’était pas trop recherchée et leur coiffure était même plutôt insolite. Assise à côté d’Eugène Pavlovitch, Aglaé parlait et plaisantait avec lui sur un ton d’extrême intimité. Il avait une contenance un peu plus grave qu’à l’ordinaire, sans doute par égard pour l’importance des dignitaires présents. Au reste on le co
Le prince remarqua qu’Aglaé l’avait regardé une ou deux fois avec attention et avait paru contente de lui. Peu à peu il sentit son cœur se dilater de bonheur. Les pensées «fantastiques» et les appréhensions qui l’avaient naguère assailli (après son entretien avec Lébédev) lui apparaissaient maintenant, à travers de brusques mais fréquentes évocations, comme des rêves sans lien avec la réalité, invraisemblables et même ridicules! (Déjà pendant toute la journée son désir le plus cher, bien qu’inconscient, avait été de se démontrer qu’il n’y avait pas lieu de croire à ces songes.) Il parlait peu et se bornait à répondre aux questions. À la fin il garda un silence complet et resta à écouter les autres avec l’air d’un homme qui est aux anges. Peu à peu une sorte d’inspiration s’empara de lui, prête à déborder à la première occasion… Cependant s’il reprit la parole, ce fut par hasard, pour répondre à une question et, selon toute apparence, sans aucune intention préméditée…
VII
Tandis qu’il contemplait d’un air béat Aglaé poursuivant avec le prince N. et Eugène Pavlovitch une conversation enjouée, le perso
Il s’agissait des nouveaux règlements et de certains troubles de jouissance qui en résultaient pour les grands propriétaires de la province de Z. Le récit de l’anglomane devait avoir en lui-même quelque chose de divertissant, car le petit vieux finit par se mettre à rire en entendant son interlocuteur épancher sa bile. Celui-ci exposait avec aisance, sur le ton traînant d’un homme grincheux et en accentuant mollement les voyelles, les raisons pour lesquelles il s’était vu obligé, sous le régime nouveau, de vendre à moitié prix un splendide domaine qu’il possédait dans cette province, encore qu’il n’eût pas particulièrement besoin d’argent. En même temps il lui fallait garder un bien ruiné, qui ne lui valait que des pertes et le contraignait en outre à soutenir un procès onéreux. «Pour éviter encore un procès au sujet du fonds provenant de la succession Pavlistchev, j’ai préféré m’en désintéresser. Encore un ou deux héritages comme celui-là et je serai ruiné. Il y avait pourtant là-bas trois mille déciatines d’excellente terre qui me revenaient!»