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– Songe qu’une proclamation, qu’un caprice du cœur précipite l’homme enthousiaste dans le parti contraire à celui qu’il a servi toute la vie!

– Moi enthousiaste! répéta Fabrice; étrange accusation! je ne puis pas même être amoureux!

– Comment? s’écria la duchesse.

– Quand j’ai l’ho

Cet aveu fit une étrange impression sur la duchesse.

– Je te demande un mois, reprit Fabrice, pour prendre congé de Mme C. de Novare et, ce qui est encore plus difficile, des châteaux en Espagne de toute ma vie. J’écrirai à ma mère, qui sera assez bo

– Garde-t’en bien! s’écria la duchesse.

Elle ne voulait pas que le comte Mosca la vît parler à Fabrice.

Les mêmes perso

– Je vais passer trois ans à l’Académie ecclésiastique de Naples, s’écria Fabrice; mais puisque je dois être avant tout un jeune gentilhomme, et que tu ne m’astreins pas à mener la vie sévère d’un séminariste vertueux, ce séjour à Naples ne m’effraie nullement, cette vie-là vaudra bien celle de Romagnano; la bo

La duchesse fut ravie.

– Si nous sommes chassés, lui dit-elle, nous irons te voir à Naples. Mais puisque tu acceptes jusqu’à nouvel ordre le parti des bas violets, le comte, qui co

«La seconde idée que le comte t’envoie est celle-ci: S’il te vient une raison brillante, une réplique victorieuse qui change le cours de la conversation, ne cède point à la tentation de briller, garde le silence; les gens fins verront ton esprit dans tes yeux. Il sera temps d’avoir de l’esprit quand tu seras évêque.

Fabrice débuta à Naples avec une voiture modeste et quatre domestiques, bons Milanais, que sa tante lui avait envoyés. Après une a

Cette a

Le lendemain de la nomination du général Fabio Conti, qui terminait la crise ministérielle, on apprit que Parme aurait un journal ultra-monarchique.

– Que de querelles ce journal va faire naître! disait la duchesse.

– Ce journal, dont l’idée est peut-être mon chef-d’œuvre, répondait le comte en riant, peu à peu je m’en laisserai bien malgré moi ôter la direction par les ultra-furibonds. J’ai fait attacher de beaux appointements aux places de rédacteur. De tous côtés on va solliciter ces places: cette affaire va nous faire passer un mois ou deux, et l’on oubliera les périls que je viens de courir. Les graves perso

– Mais ce journal sera d’une absurdité révoltante.

– J’y compte bien, répliquait le comte. Le prince le lira tous les matins et admirera ma doctrine à moi qui l’ai fondé. Pour les détails, il approuvera ou sera choqué; des heures qu’il consacre au travail en voilà deux de prises. Le journal se fera des affaires, mais à l’époque où arriveront les plaintes sérieuses, dans huit ou dix mois, il sera entièrement dans les mains des ultra-furibonds. Ce sera ce parti qui me gêne qui devra répondre, moi j’élèverai des objections contre le journal; au fond, j’aime mieux cent absurdités atroces qu’un seul pendu. Qui se souvient d’une absurdité deux ans après le numéro du journal officiel? Au lieu que les fils et la famille du pendu me vouent une haine qui durera autant que moi et qui peut-être abrégera ma vie.

La duchesse, toujours passio

Cette découverte avait do