Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 30 из 42

Partout des canaux d'irrigation ou des appareils de bambous, sortes de norias rudimentaires, puisaient et répandaient l'eau à profusion. Çà et là, auprès des villages en torchis jaunâtre, se dressaient quelques bouquets d'arbres, entre autres de vieux pommiers, qui n'auraient point déparé une plaine normande. Sur les berges, allaient et venaient de nombreux pêcheurs, auxquels des cormorans servaient de chiens de chasse, ou, mieux, de chiens de pêche. Ces volatiles plongeaient sur un signe de leur maître, et rapportaient les poissons qu'ils n'avaient pu avaler, grâce à un a

Puis c'étaient des canards, des corneilles, des corbeaux, des pies, des éperviers, que le he

Si la grande route au long du fleuve, se montrait maintenant déserte, le mouvement maritime du Péï-ho ne diminuait pas. Que de bateaux de toute espèce à remonter ou descendre son cours! Jonques de guerre avec leur batterie barbette, dont la toiture formait une courbe très concave de l'avant à l'arrière, manœuvrées par un double étage d'avirons ou par des aubes mues à main d'homme; jonques de douanes à deux mâts, à voiles de chaloupes, que tendaient des tangons transversaux, et ornées en poupe et en proue de têtes ou de queues de fantastiques chimères; jonques de commerce, d'un assez fort to

Cependant, les bourgades devenaient plus rares. On n'en compte qu'une vingtaine entre Tien-Tsin et Takou, à l'embouchure du fleuve. Sur les rives fumaient en gros tourbillons quelques fours à briques, dont les vapeurs salissaient l'air en se mêlant à celles du steamboat. Le soir arrivait, précédé du crépuscule de juin, qui se prolonge sous cette latitude. Bientôt, une succession de dunes blanches, symétriquement disposées et d'un dessin uniforme, s'estompèrent dans la pénombre. C'étaient des «mulons» de sel, recueilli dans les salines avoisinantes.

Là s'ouvrait, entre des terrains arides, l'estuaire du Peï-ho, «triste paysage, dit M. de Beauvoir, qui est tout sable, tout sel, tout poussière et tout cendre».

Le lendemain, 27 juin, avant le lever du soleil, le Peï-tang arrivait au port de Takou, presque à la bouche du fleuve.

En cet endroit, sur les deux rives, s'élèvent les forts du Nord et du Sud, maintenant ruinés, qui furent pris par l'armée anglo-française, en 186o. Là s'était faite la glorieuse attaque du général Collineau, le 24 août de la même a

Le Peï-tang ne devait pas dépasser la barre. Tous les passagers durent donc débarquer à Takou. C'est une ville assez importante déjà, dont le développement sera considérable, si les mandarins laissent jamais établir une voie ferrée qui la relie à Tien-Tsin.

Le navire en charge pour Fou-Ning devait mettre à la voile le jour même. Kin-Fo et ses compagnons n'avaient pas une heure à perdre. Ils firent donc accoster un sampan, et, un quart d'heure après, ils étaient à bord de la Sam-Yep.