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Dans l'encadrement de cette dernière, en sortant de la galerie, Spontini manqua heurter un type d'une trentaine d'a
Sans entrer dans tous les détails techniques, la situation selon Supin était la suivante. Une bo
Ferrer fut tout de suite de bien meilleure humeur. Avant de fermer la galerie, en fin d'après-midi, il reçut la visite d'un jeune artiste nommé Corday. Celui-ci présenta des projets, des croquis, des maquettes et des devis de fabrication. Les fonds, malheureusement, lui manquaient pour réaliser tous ses objectifs. Mais c'est bon, ça, dit Ferrer, c'est très bon, ça me plaît beaucoup. Allez, on va faire une exposition. Non? fit l'autre. Mais si, dit Ferrer, bien sûr, bien sûr. Et puis si ça marche on en fera une deuxième. Alors on signe le contrat? s'imagina Corday. Calme, dit Ferrer, calme. Ça ne se signe pas comme ça, un contrat. Repassez me voir après-demain.
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Entrés en vigueur en 1995, les accords de Schengen instituent, on le sait, la libre circulation des perso
A force de sillo
Mais Baumgartner, maintenant, n'a pas eu besoin d'apercevoir plus de trois fois en trois jours le même motocycliste vêtu et casqué de rouge pour décider de changer d'air. Cet individu lui est apparu une première fois dans le rétroviseur, au loin, sur une voie départementale sinueuse en pleine montagne, surgissant et disparaissant au fil des épingles à cheveux. Une autre fois, au péage d'une autoroute, non loin de deux motards noirs de la police, il a semblé que c'était bien le même appuyé à sa machine et mordant un sandwich – le casque ne semblait pas gêner l'aller-retour des maxillaires. La troisième fois, apparemment en pa
La vie de Baumgartner qui était ces dernières semaines assez effilochée, silencieuse et feutrée comme un mauvais brouillard, co
D'où il se trouve, soit aujourd'hui jeudi matin à Saint Jean-de-Luz, deux itinéraires s'offrent pour gagner l'Espagne. Soit l'autoroute 63 où la frontière consiste en arches et colo
Par la 10, c'est à Béhobie qu'on passe la frontière, matérialisée par un pont sur la Bidassoa. D'énormes camions statio
Toute la zone, d'ailleurs, a déjà l'air d'un chantier. Nombre de maisons aux murs effondrés sont envahies par une végétation parasite qui a démesurément crû par leurs toits crevés. Quand les immeubles récents ne sont pas déjà murés, divers textiles et plastiques noirâtres pendouillent de leurs fenêtres. Cela sent la rouille acide et le ciel aussi est d'un ton de rouille ou d'excrément, à peine distinct derrière le charbon de la pluie. Quelques usines ont l’air détruites avant même leur dépôt de bilan, cernées par des tumulus de déchets, marquées par des échafaudages déserts et badigeo
Baumgartner fait comme tout le monde: il sort de sa voiture en courant sous la pluie, le col de son manteau ramené sur son crâne, vers les boutiques à moindre prix. L'une propose de petits chapeaux de pluie en nylon noir doublé d'écossais à trente-cinq francs qui tombent très bien: Baumgartner en essaie plusieurs. Le tour de tête 58 est trop petit, le 60 un peu grand, il achète donc sans hésiter ni l’essayer un 59 qui ne peut que faire l'affaire mais qui, après qu'il l'a essayé devant le miroir de courtoisie de sa voiture, a pourtant l'air de ne pas aller très bien non plus, mais trop tard et tant pis, la Fiat franchit la frontière sans encombre, Baumgartner respire un peu mieux après.
Le corps se transforme en passant une frontière, on le sait aussi, le regard change de focale et d'objectif, la densité de l'air s'altère et les parfums, les bruits se découpent singulièrement, jusqu'au soleil lui-même qui a une autre tête. Les oxydes rongent de manière inédite des pa