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Nous avons dit, avant de commencer cette revue de messieurs les critiques, que la matière pourrait fournir quinze ou seize mille volumes in-folio, mais que nous nous contenterions de quelques lignes; je commence à craindre que ces quelques lignes ne soient des lignes de deux ou trois mille toises de longueur chacune et ne ressemblent à ces grosses brochures épaisses à ne les pouvoir pas trouer d’un trou de canon, et qui portent perfidement pour titre: Un mot sur la révolution, un mot sur ceci ou cela. L’histoire des faits et gestes, des amours multiples de la diva Madeleine de Maupin courrait grand risque d’être éconduite, et on concevra que ce n’est pas trop d’un volume tout entier pour chanter dignement les aventures de cette belle Bradamante. – C’est pourquoi, quelque envie que nous ayons de continuer le blason des illustres Aristarques de l’époque, nous nous contenterons du crayon commencé que nous venons d’en tirer, en y ajoutant quelques réflexions sur la bonhomie de nos débo
Ils ressemblent à un maître d’armes qui, dans un assaut, croiserait ses bras derrière son dos, et recevrait dans sa poitrine découverte toutes les bottes de son adversaire, sans essayer une seule parade.
C’est comme un plaidoyer où le procureur du roi aurait seul la parole, ou comme un débat où la réplique ne serait pas permise.
Le critique avance ceci et cela. Il tranche du grand et taille en plein drap. Absurde, détestable, monstrueux: cela ne ressemble à rien, cela ressemble à tout. On do
Les auteurs endurent cela avec une magnanimité, une longanimité qui me paraît vraiment inconcevable. Quels sont donc, au bout du compte, ces critiques au ton si tranchant, à la parole si brève que l’on croirait les vrais fils des dieux? ce sont tout bo
Ne serait-ce pas quelque chose à faire que la critique des critiques? car ces grands dégoûtés, qui font tant les superbes et les difficiles, sont loin d’avoir l’infaillibilité de notre saint père. Il y aurait de quoi remplir un journal quotidien et du plus grand format. Leurs bévues historiques ou autres, leurs citations controuvées, leurs fautes de français, leurs plagiats, leur radotage, leurs plaisanteries rebattues et de mauvais goût, leur pauvreté d’idées, leur manque d’intelligence et de tact, leur ignorance des choses les plus simples qui leur fait volontiers prendre le Pirée pour un homme et M. Delaroche pour un peintre fourniraient amplement aux auteurs de quoi prendre leur revanche, sans autre travail que de souligner les passages au crayon et de les reproduire textuellement; car on ne reçoit pas avec le brevet de critique le brevet de grand écrivain, et il ne suffit pas de reprocher aux autres des fautes de langage ou de goût pour n’en point faire soi-même; nos critiques le prouvent tous les jours. – Que si Chateaubriand, Lamartine et d’autres gens comme cela faisaient de la critique, je comprendrais qu’on se mît à genoux et qu’on adorât; mais que MM. Z. K. Y. V. Q. X., ou telle autre lettre de l’alphabet entre A et W, fassent les petits Quintiliens et vous gourmandent au nom de la morale et de la belle littérature, c’est ce qui me révolte toujours et me fait entrer en des fureurs nonpareilles. Je voudrais qu’on fît une ordo
DEFENSE DE DEPOSER DES ORDURES ICI.
Charles X avait seul bien compris la question. En ordo