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Les dieux ont protégé la ville de la déesse Pallas.

La ville d'Athèna est inexpugnable. Ses guerriers lui sont un ferme rempart.

Mais dis-nous le premier choc des nefs. Les Hellènes ont-ils commencé le combat, ou est-ce mon fils, orgueilleux du nombre de ses nefs?

Ô reine, un daimôn mauvais et vengeur a causé le premier tout le mal. Un Hellène, de l'armée des Athènaiens vint et dit à ton fils Xerxès que, dès les ombres de la nuit noire, les Hellènes ne resteraient pas, et que chacun d'eux, se rembarquant, chercherait son salut dans une fuite secrète. Aussitôt, Xerxès, ayant appris cela, et ne comprenant pas la ruse de cet Hellène et la jalousie des dieux, commanda à tous les chefs des nefs, dès que les rayons de Hèlios cesseraient de chauffer la terre et que les ténèbres envahiraient les demeures aithérée

Hélas! une mer immense de maux s'est ruée sur les Perses et sur toute la race des barbares!

Certes, sache-le maintenant, je n'ai pas encore dit la moitié de nos maux. Une autre calamité deux fois plus lourde que celles que j'ai dites est tombée sur les Perses.

Quel malheur plus funeste est-il donc arrivé? Dis quelle est cette calamité dont tu parles et qui a frappé l'armée de maux encore plus terribles.

Tous ceux d'entre les Perses qui étaient les plus forts, les plus braves, les mieux nés, les plus fidèles au roi, ont misérablement subi une mort sans gloire.

Ô malheureuse! ô triste destinée pour moi, amis! De quelle mort ont-ils péri?

Il y a une île auprès des côtes de Salamis, petite, inabordable aux nefs que Pan, qui aime les danses, hante sur les bords de la mer. Xerxès les avait envoyés là afin que les e

Ô funeste daimôn, combien tu as trompé l'espérance des Perses! Mon fils doit à l'illustre Athèna une amère défaite. Il n'a pas suffi des barbares que Marathôn a autrefois égorgés! C'est dans l'espérance de les venger que mon fils a subi un si lourd fardeau de malheurs. Mais parle, où as-tu laissé les nefs qui ont échappé à la destruction? Peux-tu le dire sûrement?

Les chefs des nefs encore sauves prirent confusément la fuite à l'aide du vent. Ce qui survivait de l'armée a péri sur la terre des Boiôtiens, les uns cherchant en vain l'eau des sources et souffrant la soif, tandis que les autres traversaient péniblement la terre des Phoikéens, et Dôris, et, vers le golfe Mèliaque, les champs que le Sperkhios arrose de ses douces eaux. Puis, nous avons gagné la terre Akhaie