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«Et le mari, stupéfait, parut sur le seuil, un cigare à la bouche. Il demanda: «Quoi? Qu’y a-t-il? Qu’est-ce que cela?»
«J’allai vers lui: «Mon bon, vous nous voyez dans un rude embarras. J’étais resté tard à bavarder chez vous avec votre femme et notre ami qui m’avait amené dans sa voiture. Voilà qu’il s’est affaissé tout à coup, et depuis deux heures, malgré nos soins, il demeure sans co
«L’époux surpris, mais sans méfiance, ôta son chapeau; puis il empoigna sous ses bras son rival désormais inoffensif. Je m’attelai entre les jambes, comme un cheval entre deux brancards; et nous voilà descendant l’escalier, éclairés maintenant par la femme.
«Lorsque nous fûmes devant la porte, je redressai le cadavre et je lui parlai, l’encourageant pour tromper son cocher. – «Allons, mon brave ami, ce ne sera rien; vous vous sentez déjà mieux, n’est-ce pas? Du courage, voyons, un peu de courage, faites un petit effort, et c’est fini.»
«Comme je sentais qu’il allait s’écrouler, qu’il me glissait entre les mains, je lui flanquai un grand coup d’épaule qui le jeta en avant et le fit basculer dans la voiture, puis je montai derrière lui.
«Le mari, inquiet, me demandait: «Croyez-vous que ce oit grave?» Je répondis. «Non», en souriant, et je regardai la femme. Elle avait passé son bras sous celui de l’époux légitime et elle plongeait son œil dans le fond obscur du coupé.
«Je serrai les mains, et je do
«Quand nous fûmes arrivés chez lui, j’a
Le docteur se tut, souriant toujours.
La jeune femme, crispée, demanda:
«Pourquoi m’avez-vous raconté cette épouvantable histoire?»
Il salua galamment:
«Pour vous offrir mes services à l’occasion.»
25 septembre 1882