Страница 74 из 97
Koesler roula lestement dans le réduit obscur.
– N'vous bilez pas. Jusqu'à présent j'peux pas dire que vous n'avez pas été correct.
Hugo referma le coffre, presque gêné par le sort qu'il faisait une nouvelle fois endurer au soldat d'infortune.
Il roula doucement sur la route mal entretenue, afin d'éviter que le voyage dans le coffre ne devie
Vingt minutes plus tard il se garait devant une autre cabine et rappelait Anita une seconde fois.
L'éternel «Anita-j'écoute» auquel elle se pliait comme à une règle monastique.
– Hugo. Bon Koesler a parlé. Il m'a craché tout le truc sur une bande que j'ai là avec moi. Le repaire du hit-squad est dans la Serra Monchique. Dans un coin retiré, près du pic de Foia. Une grande maison sur un versant de la montagne, ils trouveront avec ça?
– Attendez, je note… O.K. Rien de plus précis?
Il soupira.
– Non… Mais doit pas y avoir beaucoup de mégapoles tentaculaires dans le coin… Ça devrait se trouver une grande maison vers le pic de Foia isolée en retrait de la route, dans la montagne…
– O.K. Bon, et la planque de la Reine Mère comme vous l'appelez?
– Ça il dit ne rien savoir…
– Ben voyons!
– Je pense qu'il dit la vérité. Il n'a aucun avenir avec Mme Kristensen et il le sait parfaitement, mais il m'a parlé d'un certain Vondt, qui chapeauterait toute leur putain d'organisation, ici, dans le but de retrouver Travis et de piéger Alice.
– Attendez, Vondt, vous avez dit? Bon sang, ça me dit quelque chose ce nom…
– Vondt? répéta stupidement Hugo.
– Oui. Attendez faut que je me rappelle.
– Écoutez, voyez ça de votre côté mais moi je considère qu'il a respecté les termes de notre contrat. Filez-lui ce délai et qu'on n'en parle plus. Communiquez au plus vite le tuyau que je vous ai refilé au lieu de vous obstiner…
– Je ne m'obstine pas, Karl Koesler est un témoin capital de l'affaire, pour ne pas dire plus. Vous comprendrez que ça me fasse mal au cœur de le voir s'évanouir comme ça.
– Quais, mais sans lui on est bloqué avec une dizaine d'hommes armés opératio
– Bon, bon, qu'est-ce que vous voulez?
– Une vraie tête en bois, ma parole, le délai. Je veux votre parole d'officier de police judiciaire, là, clairement dans le combiné, c'est tout.
– O.K., O.K., mais pas douze heures, c'est trop, je ne pourrais faire avaler ça à perso
– On avait convenu douze heures, merde.
– Oui, mais on avait convenu qu'il nous livrait aussi le cadeau surprise, la planque de madame. Ça diminue de moitié la valeur des…
– Six heures c'est pas assez, putain, il nous livre tout l'escadron…
– De la piétaille. Ce qui est intéressant c'est le cerveau, ou un organe principal comme ce Vondt, là, où il est? Il est pas à Monchique?
– Non, mais il n'y aura plus que lui et la bo
Dne longue virgule de silence qu'il rompit à nouveau:
– Bon, négocions à douze heures, O.K.?
– Huit.
– Anita, arrêtez votre cirque, douze heures. Nous n'avons pas le temps de jouer au marchand et à la cliente dure en affaires, voyez?
– D'accord, soupira-t-elle, presque violemment, vous avez gagné. Dix heures, pas une seconde de plus.
Putain de nom de dieu, pensait-il en raccrochant, c'était pas le genre facile cette Hollandaise.
Il do
– Koesler? Vous m'entendez?
– Ouais, entendit-il faiblement, derrière la cloison.
– Bon ça marche, on redescend à la plage et vous sortez.
Il s'engouffra au volant en se demandant combien de temps les flics locaux mettraient pour ramasser tout le banc de requins d'un seul coup. Toutes les forces de Faro, minimum, plus une coordination avec différentes unités locales, d'ici au Baixa Alentejo. Réunir une bo
Fallait juste dormir dans un coin peinard en attendant que l'orage passe. Il y avait nombre de petites plages ou criques désertes, à cette heure-ci, le long de cette côte.