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Mais nous approchions d'Assouan.
Et à force d'approcher d'Assouan, peu à peu, nous sommes arrivés à Assouan. Lorsque le guide nous a emmenés sur le fameux barrage, j'ai compris que je ne pouvais pas aller plus loin. La vue de ce barrage gigantesque, d'abord. Mais pire encore, lorsque j'ai regardé de l'autre côté, vers le sud: le lac Nasser. Il me paraissait beaucoup trop vaste pour que je puisse espérer continuer dans cette direction. Ce n'était plus un canal rassurant, comme le Nil, mais une étendue immense, qui me semblait sans limites et dans laquelle je me perdrais, comme avant, comme dans le monde, comme dans Paris.
J'étais arrivé au bout du chemin avant d'avoir trouvé une solution à mon problème. Alors, étant do
1. Je ne pouvais plus avancer.
2. Je refusais de reculer.
Je suis resté sur place.
Facile.
Je me suis sauvé pour ne pas revenir avec eux vers Louqsor, vers le nord, vers le haut. Ce n'était pas une solution, mais comme il n'y en avait pas d'autre, ça revenait au même. J'ai profité d'une visite groupée dans le souk d'Assouan pour me faufiler dans une allée et disparaître. (J'aurais pu les prévenir, perso
Le départ du bateau était prévu le lendemain. Ils ont dû s'inquiéter. C'est un peu bête de ma part. Ce n'est pas très gentil. Ou plutôt si, au contraire. Non seulement ma disparition ne leur ferait ni chaud ni froid, mais surtout cela do