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Les parents de mon camarade habitaient Fez et nous nous rendîmes chez eux en autocar. La porte nous fut ouverte par sa sœur, et je vis là, devant moi, une bouée qui me fit oublier immédiatement celle que j'avais manquée de si peu à Meknès. Simone était une de ces Françaises d'Afrique du Nord dont la peau mate, les attaches fines et les yeux langoureux sont les caractéristiques admirables et bien co

Nos efforts pour convaincre le Consul d'Angleterre de nous procurer de faux papiers ne do

Je marchai vers le Simoun, montai, et m'installai aux commandes. Il me semblait que perso

Je me trompais. Un peu partout, dans chaque hangar, des gendarmes de la police de l'Air avaient été placés par le commandement pour empêcher les «désertions» aérie

Un seul regret me tenaillait: j'avais laissé ma veste de cuir dans le canto

Tout en fumant ainsi mon voltigeur, je fis mes plans. Les patrouilles militaires allaient sûrement parcourir toute la ville à ma recherche et il me fallait donc éviter à tout prix les endroits où mon uniforme se détacherait un peu trop sur le fond indigène. La meilleure solution, me semblait-il, était de demeurer caché pendant quelques jours, et ensuite, d'aller à Casa et d'essayer de m'embarquer sur un bateau en partance. On disait que les forces polonaises étaient évacuées sur l'Angleterre avec l'accord du Gouvernement et que les bateaux anglais venaient les prendre dans les ports. Avant toute chose, il fallait me faire un peu oublier. Je décidai de passer les premières quarante-huit heures au bousbir, le quartier réservé, où, dans le flot ininterrompu des militaires de toutes les armes qui venaient se soulager, j'avais de bo

CHAPITRE XXXIII

Le bousbir de Meknès, une véritable ville entourée d'une enceinte fortifiée, comptait alors je ne sais combien de milliers de prostituées, réparties entre quelques centaines de «maisons». Des sentinelles en armes étaient placées aux portes et les patrouilles de police parcouraient les ruelles de la «ville», mais elles étaient trop occupées à empêcher les bagarres entre soldats de différentes armes pour s'occuper des «isolés» tels que moi.

Le bousbir, au lendemain de l'armistice, bouillo