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Antistrophe III.
Voici que tu parles plus véridiquement en accusant le daimôn trois fois terrible de cette race. C'est lui, en effet, qui excite cette soif du sang dans nos entrailles. Avant qu'une première plaie soit fermée, un nouveau sang jaillit!
Strophe IV.
Certes, tu te hâtes de rappeler le daimôn furieux de ces demeures. Hélas! hélas! Maux terribles et fortune lamentable! Ô dieux! hélas! c'est Zeus qui a tout voulu et tout fait. Rien, en effet, n'arrive parmi les hommes sans Zeus. Rien ne nous est envoyé que par les dieux. Hélas! hélas! ô roi, ô roi! comment te pleurerai-je? comment dirai-je combien je t'aimais? Tu gis dans cette toile d'araignée, ayant rendu l'âme par un meurtre impie! Malheur à moi! Te voilà couché sur ce lit d'esclave par un crime plein de ruse, frappé de la hache à deux tranchants!
Strophe V.
Tu dis que ce crime est le mien, mais ne dis pas que je suis la femme d'Agamemnôn. Celui qui a pris ma forme? c'est l'antique et inexorable vengeur d'Atreus et de son repas horrible. C'est lui qui a vengé sur cet homme les enfants égorgés.
Antistrophe IV.
Qui témoignera que tu es i
Antistrophe V.
Je ne pense pas qu'il ait reçu une mort indigne de lui. N'a-t-il pas apporté le désespoir dans ces demeures, et ouvertement? Il a odieusement sacrifié la fille que j'avais eue de lui, Iphigénéia tant pleurée. Certes, il est mort justement. Qu'il ne se plaigne pas dans le Hadès! Il a subi la mort sanglante qu'il avait do
Strophe VI.
J'hésite, je ne sais plus que penser. Que faire, dans mon angoisse, devant la chute de cette maison? Je tremble au fracas du torrent de sang qui engloutit cette demeure, car ce n'est plus une pluie. Après chaque crime, la Moire aiguise un autre crime pour l'expiation!
Antistrophe VI.
Ô terre, terre! Que ne m'as-tu enfermé, avant que j'aie vu celui-ci couché au fond de la baignoire d'argent! Qui l'ensevelira? qui le pleurera? Oseras-tu le faire, toi qui as égorgé ton mari? Oseras-tu le pleurer? Oseras-tu rendre, malgré elle, ces ho
Qui chantera les louanges funèbres de cet homme divin? Qui répandra sur lui des larmes sincères?
Strophe VII.
Il ne convient pas que tu pre
Antistrophe VII.
Outrage pour outrage! Comment sortir de cet enchaînement de crimes? Celui qui tue expie, et le sang paye le sang. Tant que Zeus restera dans la durée, qui aura commis le crime l'expiera. Cela est à jamais ainsi. Qui peut chasser de sa demeure une race légitime? Elle en est inséparable, elle y est indissolublement attachée.
En vérité, il en est ainsi. Certes, je jure au daimôn des Pleisthénides que je supporterai cette destinée, bien qu'elle soit lourde. Que ce daimôn sorte donc d'ici, et qu'il aille épouvanter d'autres races par des égorgements mutuels! Il me suffit de la plus petite part de nos richesses, pourvu que je détourne de nos demeures la fureur des égorgements mutuels!
Ô bienheureuse lumière de ce jour qui m'a apporté la vengeance! Maintenant, je croirai qu'il est des dieux vengeurs qui regardent d'en haut les misères des hommes! Je vois, en effet, cet homme étendu mort dans la robe des Éri
Aigisthos, je ne respecte pas l'insolence dans le crime. Tu dis que tu as tué cet homme, et que, seul, tu as médité ce meurtre lamentable! Certes, j'affirme que ta tête n'échappera point au jugement. Sache-le, tu seras condamné par le peuple à être lapidé.
Parles-tu donc si haut, toi qui es assis au dernier aviron, quand d'autres commandent et tie
Femme! c'est donc toi, gardie
Certes, ces paroles feront que tu pleureras! Ton langage est tout différent de celui d'Orpheus. En effet, il attirait toutes choses par le charme qui venait de sa voix, et toi, tu repousses par tes doux hurlements. Une fois sous le joug, tu seras plus traitable.
Comment serais-tu maître des Argiens, toi qui, ayant médité le meurtre de cet homme, n'as pas osé le tuer de ta propre main?
Il est clair que c'était à une femme de l'envelopper de ruses. Moi, son e
Pourquoi, dans ton lâche cœur, n'as-tu pas tué seul cet homme? C'est sa femme, souillure de cette terre et de nos dieux, qui l'a tué. Orestès ne voit-il point la lumière quelque part, et, par une fortune favorable, ne reviendra-t-il point dans sa patrie pour vous châtier tous deux?
Puisque tu agis et parles ainsi, tu vas savoir…
Allons, chers compagnons! le combat est proche.
Allons! que chacun tie
Voici mon épée nue! Moi aussi, je ne fuirai pas la mort.