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– Zola un poète!

– Mais oui, répondit en riant la duchesse, ravie par cet effet de suffocation. Que Votre Altesse remarque comme il grandit tout ce qu'il touche. Vous me direz qu'il ne touche justement qu'à ce qui… porte bonheur! Mais il en fait quelque chose d'immense; il a le fumier épique! C'est l'Homère de la vidange! Il n'a pas assez de majuscules pour écrire le mot de Cambro

Malgré l'extrême fatigue qu'elle commençait à éprouver, la princesse était ravie, jamais elle ne s'était sentie mieux. Elle n'aurait pas échangé contre un séjour à Schœnbru

– Il l'écrit avec un grand C, s'écria Mme d'Arpajon.

– Plutôt avec un grand M, je pense, ma petite, répondit Mme de Guermantes, non sans avoir échangé avec son mari un regard gai qui voulait dire: «Est-elle assez idiote!»

– Tenez, justement, me dit Mme de Guermantes en attachant sur moi un regard souriant et doux et parce qu'en maîtresse de maison accomplie elle voulait, sur l'artiste qui m'intéressait particulièrement, laisser paraître son savoir et me do

– Mais je ne sais pas pourquoi vous dites cela, Basin, dit la duchesse qui n'aimait pas qu'on dépréciât ce que ses salons contenaient. Je suis loin de tout admettre sans distinction dans les tableaux d'Elstir. Il y a à prendre et à laisser. Mais ce n'est toujours pas sans talent. Et il faut avouer que ceux que j'ai achetés sont d'une beauté rare.

– Oriane, dans ce genre-là je préfère mille fois la petite étude de M. Vibert que nous avons vue à l'Exposition des aquarellistes. Ce n'est rien si vous voulez, cela tiendrait dans le creux de la main, mais il y a de l'esprit jusqu'au bout des ongles: ce missio

– Je crois que vous co

– Il est intelligent, dit le duc, on est éto

– Il est plus qu'intelligent, il est même assez spirituel, dit la duchesse de l'air entendu et dégustateur d'une perso

– Est-ce qu'il n'avait pas commencé un portrait de vous, Oriane? demanda la princesse de Parme.

– Si, en rouge écrevisse, répondit Mme de Guermantes, mais ce n'est pas cela qui fera passer son nom à la postérité. C'est une horreur, Basin voulait le détruire. Cette phrase-là, Mme de Guermantes la disait souvent. Mais d'autres fois, son appréciation était autre: «Je n'aime pas sa peinture, mais il a fait autrefois un beau portrait de moi.» L'un de ces jugements s'adressait d'habitude aux perso

– Faire une horreur avec un portrait de vous! Mais alors ce n'est pas un portrait, c'est un mensonge: moi qui sais à peine tenir un pinceau, il me semble que si je vous peignais, rien qu'en représentant ce que je vois je ferais un chef-d'œuvre, dit naïvement la princesse de Parme.

– Il me voit probablement comme je me vois, c'est-à-dire dépourvue d'agrément, dit Mme de Guermantes avec le regard à la fois mélancolique, modeste et câlin qui lui parut le plus propre à la faire paraître autre que ne l'avait montrée Elstir.

– Ce portrait ne doit pas déplaire à Mme de Gallardon, dit le duc.

– Parce qu'elle ne s'y co